Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

SOCIETE

Les enseignants des écoles primaires catholiques ont observé un arrêt de travail du 15 au 18 novembre 2017. Ce mouvement d’humeur avait pour but de réclamer une meilleure prise en compte des sept points constituant leur plateforme revendicative. Pour en savoir davantage, nous sommes allés à la rencontre d’Arsène Ouédraogo, secrétaire général de l’Union nationale des enseignants des écoles primaires catholiques du Burkina Faso. Dans cet entretien qu’il a accordé à Fasozine, il nous explique les tenants et les aboutissants de cette grève.

Fasozine : Quelles sont les raisons de ce débrayage ?

Arsène Ouédraogo : Les raisons de ce mouvement d’humeur sont en réalité contenues dans notre plateforme revendicative. Il s’agissait pour nous de procéder à la réclamation de nos droits, notamment la régularisation de nos salaires, le rappel d’indemnité de résidence de 2009 à 2016. A cet effet, nous disposons d’une convention avec l’Etat au nom de laquelle, il devrait avoir à notre niveau des répercussions à chaque fois que les choses changent. En effet, les enseignants des établissements catholiques devraient être payés selon la grille en vigueur comparativement aux agents de la Fonction publique. Toutefois, il se trouve qu’à ce niveau, il y a des indemnités de résidence que nous n’avons jamais perçues depuis 2009. Voilà un aspect pris en compte par nos revendications. En plus de cela, nous demandons la création d’un cadre de concertation entre notre employeur et nous, chose qui du moins permettrait de pallier le déficit de communication. Toujours au titre de nos recommandations, il est question du reclassement des sortants des écoles à savoir celles de formations initiales (ENEP) et celles des formations professionnelles, à partir de la proclamation des résultats. Nous demandons également qu’il y ait des représentants des enseignants dans les instances de décision et de négociation, ici nous pensons aux conseils diocésains, au conseil national et à la commission paritaire. Nous demandons qu’on nous ouvre le corps d’inspecteur de l’enseignant primaire au niveau de l’enseignement catholique. A tout cela, s’ajoute la demande de la centralisation des salaires.

Dans le souci d’une meilleure prise en compte de ces questions évoquées, quelles sont les démarches que votre bureau a eu à entreprendre ?

Il faut dire que nous ne sommes pas un syndicat et notre bureau n’est pas une sorte de délégués du personnel. Nous avons juste créé cette union dans le but de nous pencher sur les questions de la qualité de l’éducation et de l’éducation pour tous sans aucune discrimination au Burkina Faso. Ce qui fait que nous avons la légitimité mais nous n’avons pas la légalité d’organiser un tel mouvement. Nous nous considérons comme un interlocuteur direct vis-à-vis de notre employeur. C’est en cela que nous avions décidé à un moment de rencontrer l’employeur pour voir l’évolution de la chose, puisque nos revendications datent de bien longtemps. Cette envie d’échange faisait suite à la peur de ne pas rentrer en contradiction ou encore de mettre les pendules à zéro. La rencontre a eu lieu, nous les avons écoutés mais c’est toujours les mêmes discours et ils nous  demandent de toujours patienter. A l’issue de la rencontre, il n’y avait pas d’échéances. Aujourd’hui, nous estimons qu’après environ deux ans d’attente, notre patience a atteint ses limites.

Vous n’avez pas la légalité, mais vous avez tenu quand même à observer cette grève durant trois jours. Quel bilan dressez-vous de ce mouvement d’humeur ?

De façon générale, nous sommes satisfaits. Excepté le diocèse de Banfora, dans tous les quatorze autres diocèses du Burkina, le mouvement a été suivi. Il y a des endroits par exemple, où les religieuses et religieux, notamment les sœurs et les frères se sont soustraits du mouvement, mais ce n’est pas eux tous. Il faut savoir ici que chacun jouissait d’une liberté vu que nous ne sommes pas un syndicat. C’est ainsi qu’on a pu observer que le mot d’ordre a été respecté à la lettre avec la fermeture des salles de classe durant toute la grève.

Alors quelles sont maintenant vos attentes ?

Il est évident et clair qu’en cas d’insatisfaction, nous allons prendre d’autres mesures afin de pouvoir entrer dans nos droits. Voilà pourquoi nous invitons les enseignants catholiques à exercer leur fonction  toujours dans la détermination. Et à l’endroit de notre employeur, nous lui demandons de traiter dans de meilleurs délais nos préoccupations qui du moins ont assez trainé.