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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

SOCIETE

Dans le cadre de ses activités, l’Association pour la renaissance d’une citoyenneté nouvelle (ARCN) a donné une conférence publique le weekend end dernier à Ouagadougou. Animée par le Pr. Luc Marius Ibriga, cette conférence a porté sur le patrimoine national.

Eléments constitutifs, apport du public pour cette constitution, et la préservation, sont les notions qui ont été développées par le conférencier Luc Marius Ibriga. Dans cette communication, il s’est agi pour le Pr de procéder à des clarifications conceptuelles en distinguant les notions de biens communs, biens collectifs et intérêt général. Cela, aux dires du conférencier, pour montrer que dans toute société quel que soit son orientation, il y a cette idée que l’intérêt du groupe doit primer l’intérêt de l’individu. «C’est dans ce sens que l’Etat a été créé pour éviter que quelques-uns ne s’approprie le pouvoir et les biens.

Or, les biens appartenant à l’Etat sont les biens qui appartiennent à l’ensemble et qui doivent être mis au service de l’utilité publique d’où la notion de domaine public qui est l’ensemble des biens que l’Etat possède et mis au service de l’utilité publique» a expliqué le conférencier Ibriga. Ce dernier a souligné que ces biens sont inaliénables, insaisissables et imprescriptifs parce qu’ils servent l’intérêt général.

En plus de ces clarifications conceptuelles, Lus Marius Ibriga a par ailleurs étendu sa communication sur les structures de gestion du patrimoine de l’Etat. Il a présenté de façon chronologique l’évolution qui a eu lieu depuis les années 1970 jusqu’en 2012 avec la création de la direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIEE). Sur ce point, Il a émis le vœu de pouvoir détacher sa structure de contrôle (ASCE-LC) afin de mieux explorer les règles qui gouvernent la gestion du bien public et le contrôle nécessaire à la bonne gestion du bien public.

Selon lui, il y a une évolution au niveau de l’ASCE-LC c’est-à-dire que les contrôleurs d’Etat et les enquêteurs de l’ASCE ont la qualité d’officier de police judiciaire et ces derniers travaillent sous le contrôle d’un procureur. Donc, explique Pr Ibriga, «pour éviter qu’il ait encore des frustrons entre la justice et l’ASCE-LC par rapport au contenu des rapports, il serait bon qu’il y ait un procureur qui dirigerait les officiers de police judiciaires qui ferait rapport directement au tribunal. Ce qui ferait qu’on n’aura plus à douter de la qualité des rapports. Aussi, cela permettrait d’accélérer les procédures plutôt que nous envoyions le rapport et on considère que le travail est bien ou mal fait. Je pense que c’est une modalité qui peut accélérer le processus de traitement des dossiers en justice».

Selon le président de l’Association, Mousbila Sankara, la tenue de cette conférence publique découle d’un constat de l’impuissance de l’administration de résoudre le problème de la dilapidation du patrimoine de l’Etat. «Nous avons organisé cette conférence afin que chaque citoyen comprenne qu’il est propriétaire de ce patrimoine, et qu’il n’y a que lui qui peut être garant de ce patrimoine partout» a-t-il dit.

A noter que cette conférence publique intervient après la mise en place des structures de l’Association sur l’ensemble du territoire.

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