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SITHO 2017 : le Niger, pays invité d’honneur du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou. 
SITHO 2017 : une centaine d'exposants, 25 tours opérateurs et de 50 000 visiteurs sont attendus au Salon du tourisme de Ouagadougou. 
Justice: le dossier du procès intenté par Aly Ouédraogo contre Safiatou Lopez renvoyé au rôle général pour reprogrammation.
ONU : le Burkina condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord (Roch Kaboré).
ONU : les essais nucléaires nord coréens, "une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde" (Roch Kaboré).
Kenya: après l'invalidation des élections des juges "attaqués et menacés" selon David Maraga président de la cour suprême.
Parlement: Alassane Sakandé chez le Mogho Naaba pour «recueillir ses conseils et demander des bénédictions pour le succès de sa mission».
Burkina: «Tourisme interne: enjeux et défis», c’est le thème du 12e SITHO qui se tient du 28 septembre au 1er octobre.
Côte d’Ivoire: 15 ans après la rébellion, Soro dit ne ressentir aucune honte à demander pardon.
ONU: une cinquantaine de pays signent un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire.

SOCIETE

Le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) a procédé, ce mardi 12 septembre 2017 à Ouagadougou, au lancement du projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale. L’objectif de la conférence de presse était d’apporter plus d’informations sur la situation des droits humains aux médias et impliquer ces derniers dans la sensibilisation et le plaidoyer.

Des explications des organisateurs de cette conférence de presse, il ressort qu’à la date du 27 mars dernier au Burkina Faso, sur les 26  établissements pénitentiaires que compte le pays, 20 sont en surpopulation avec en trio de tête la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (414%), celle de Ouagadougou avec 357% et celle de Tenkodogo avec 270%. D’où, l’idée d’un tel projet pour la mise en place d’une assistance juridique et judiciaire dans les cinq Maisons d’arrêt et de correction grâce au recrutement de jeunes diplômés en droit.

Selon le secrétaire général du CQDJ, Christian Ouédraogo, l’objectif poursuivi est l’accélération dans le traitement et la gestion des dossiers des personnes en détention préventive abusive. «Les résultats attendus sont l’appropriation de la thématique des personnes en détention préventive abusive par les acteurs clés de la justice, l’aboutissement des cas de détention préventive abusive les plus criards et l’engagement de l’Etat à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de détention préventive abusive» a renchéri, Sosthène Ouédraogo, président d’administration.

Pour cela, trois types d’activités sont prévues. Il s’agit de l’organisation de cinq ateliers de sensibilisation au profit des acteurs clés de la chaine judiciaire, des acteurs de la société civile et des médias, le monitoring des cas de détention préventive abusive, la mise en place d’une assistance juridique et judiciaire au profit des cas les plus criards et un plaidoyer pour la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de détention préventive abusive.

En vue de contribuer à lutter contre ces détentions préventives et d’améliorer les conditions carcérales au Burkina Faso, le Centre pour la qualité du droit et la justice, en partenariat avec Oxfam, entend apporter une solution à travers le monitoring des cas, répertorier les causes et stimuler l’évacuation des dossiers les plus criards.

Le secrétaire générale du CQDJ, Christian Ouédraogo, a fait savoir que le Centre se donne trois missions fondamentales : à savoir la coproduction normative par l’organisation de groupes de pressions, la communication du droit par la formation et l’assistance aux services rédacteurs.

Ce projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale au Burkina Faso découle d’un appel à projet lancé en janvier 2017 visant à appuyer financièrement et techniquement les organisations de la société civile à développer des projets innovants. Aux dires de M. Ouédraogo, il est né de la conviction qu’à un droit de qualité s’attachent des enjeux déterminants de paix et de stabilité sociale, d’économie de temps et d’argent pour les acteurs économiques et les usagers de l’administration et de limitation de la dépense publique inutile.

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