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SITHO 2017 : une centaine d'exposants, 25 tours opérateurs et de 50 000 visiteurs sont attendus au Salon du tourisme de Ouagadougou. 
Justice: le dossier du procès intenté par Aly Ouédraogo contre Safiatou Lopez renvoyé au rôle général pour reprogrammation.
ONU : le Burkina condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord (Roch Kaboré).
ONU : les essais nucléaires nord coréens, "une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde" (Roch Kaboré).
Kenya: après l'invalidation des élections des juges "attaqués et menacés" selon David Maraga président de la cour suprême.
Parlement: Alassane Sakandé chez le Mogho Naaba pour «recueillir ses conseils et demander des bénédictions pour le succès de sa mission».
Burkina: «Tourisme interne: enjeux et défis», c’est le thème du 12e SITHO qui se tient du 28 septembre au 1er octobre.
Côte d’Ivoire: 15 ans après la rébellion, Soro dit ne ressentir aucune honte à demander pardon.
ONU: une cinquantaine de pays signent un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire.

SOCIETE

L’Association africaine des centrales d’achat de médicaments essentiels et ses partenaires ont initié un projet de renforcement des performances de 14 centrales d’achats membres de l’Acame dans l’approvisionnement des produits de santé essentiels de qualité. Ce projet permettra aux centrales d’achats de mettre en place un système qualité dynamique, proactif, capable d’anticiper les risques. La cérémonie de lancement dudit projet a eu lieu ce lundi 17 juillet 2017 à Ouagadougou sous la présidence du ministre de la Santé, représenté par son secrétaire général, Robert Kargougou.

La capitale du Burkina Faso abrite, du 17 au 19 juillet, les travaux du comité de pilotage du projet «Renforcement des performances de 14 centrales d’achats membres de l’Association africaine des centrales d’achat de médicaments essentiels (Acame) dans l’approvisionnement des produits de santé essentiels de qualité». L’opérationnalisation de ce projet passe obligatoirement par un engagement concret, fort et visible des directeurs des centrales d’achats grâce à un leadership fort dans le management de la qualité.

Selon le secrétaire permanent de l’Acame, Charlemagne Gnoula, cet atelier de lancement est un cadre de concertation dont le but est d’obtenir l’adhésion et l’engagement de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre du projet dans chacun des 14 pays (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Guinée, Guinée-Bissau, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo).

D’une période de mise en œuvre de 36 mois, le présent projet est financé par «l’Initiative 5% Sida, tuberculose, paludisme» du gouvernement français à plus de 965 000 euros, soit environ 633 millions de francs CFA. Il permettra à l’Acame, selon les précisions de son secrétaire permanent, de poursuivre son accompagnement de 14 centrales d’achat, membres de l’association, dans leur démarche qualité, mais également de renforcer leur crédibilité auprès des Etats et des partenaires.

Pour l’ambassadeur de la France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, l’une des particularités de cette «Initiative 5%» est qu’elle s’appuie sur la mobilisation de l’expertise francophone du Nord et du Sud. Ce qui contribue, explique-t-il, à renforcer la complémentarité et les synergies entre les acteurs de la lutte contre les pandémies soutenues par la France de manière multilatérale et bilatérale. «Cette initiative permet ainsi à la France d’apporter un soutien spécifique aux pays francophones en matière de renforcement des systèmes de santé et d’appui aux populations en situation de vulnérabilité; deux sujets sur lesquels la France est particulièrement engagée», a notamment indiqué le diplomate français. Pour lui, en ce qui concerne le Burkina Faso, le renforcement des performances de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (Cameg) en matière d’approvisionnement des produits de santé essentiels de qualité devra impacter positivement les «mesures de gratuité des soins» du programme présidentiel.

De son côté, le représentant du ministre de la Santé, Robert Kargougou, précise que ce projet impactera positivement la qualité des services offerts par les centrales d’achats concernées, et par ricochet la qualité des systèmes de santé en Afrique de façon générale par le renforcement du lien étroit qui existe entre les centrales d’achats et les directions de la pharmacie et du médicament. «Le renforcement de notre capacité à rendre accessible et disponible des produits pharmaceutiques abordables et de grande qualité parmi les médicaments essentiels contribuera à améliorer les résultats en matière de santé et à générer des bénéfices économiques directs et indirects», affirme le représentant du ministre. Il indique aussi que ce projet vient à point nommé au regard de son utilité pour chaque pays pris individuellement et pour l’ensemble des pays africains, dans la perspective d’un processus visant à terme la viabilité d’une industrie pharmaceutique sur le continent.

L’Organisation mondiale de la Santé, par la voix de sa représentante résidente au Burkina Faso, Alimata Nama Diarra, se réjouit du lancement de ce projet qui intervient à la suite du «projet de renforcement des systèmes d’assurance qualité de dix Centrales d’achats», comme une consolidation des acquis. Aussi exhorte-t-elle le comité de pilotage et les centrales bénéficiaires à un suivi et à une mise en œuvre rigoureux du projet et à profiter pleinement des partages d’expérience entre pays.

A noter que l’Association africaine des centrales d’achats de médicaments essentiels (Acame) a été créée en 1996. Elle a pour objectif d’améliorer les performances des Centrales membres afin de rendre les médicaments essentiels de qualité disponibles et accessibles géographiquement et financièrement. Elle regroupe aujourd’hui 22 membres répartis entre l’Afrique occidentale, centrale, l’Océan indien et le Maghreb.

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