Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: une croissance de 6,5% en moyenne annuelle attendue sur la période 2021-2022, sous l’impulsion du secteur tertiaire (+7,8% et 7,6%
Burkina: le déficit global base engagement se situe à 254,0 milliards de FCFA contre 381,7 milliards de FCFA en 2018 (-33,5%).  
Burkina: 1 598,1 milliards de FCFA  de recettes mobilisés à fin octobre 2019 contre 1 412,0 milliards de FCFA à la même période en 2018 (+1
Burkina : l’activité économique enregistre pour 2019 une croissance de 6,0% contre 6,8% en 2018 (Conseil des ministres).
Burkina: le gouvernement adopte un décret portant prorogation de la période de révision des listes électorales biométriques au titre de l’a
Burkina: le parti politique "Le Faso Autrement" admis au sein du Réseau Libéral Africain en qualité de membre observateur. 
Burkina: l’opposition politique dénonce "l’activisme politique" du Médiateur du Faso et interpelle le chef de l'Etat. 
Burkina: les agents des péages annoncent une grève du 27 février au 1er mars 2020. 
Burkina: plus d’un milliard de dollars, c’est le montant que la Banque mondiale entend apporter pour soutenir les efforts de développement.
Burkina: la Banque mondiale accorde une enveloppe supplémentaire de 700 millions de dollars pour faire face au défi sécuritaire.   

SOCIETE

La sous-section du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) de l’hôpital Yalgado Ouédraogo a convié les hommes de média ce vendredi 2 juin 2017 pour échanger avec eux sur la «quasi-totalité» des services de l’hôpital. A travers cette conférence de presse, le Syntsha interpelle le gouvernement et prend à témoin l’opinion publique.


Selon le secrétaire général du syndicat, Hamadi Konfé, le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo est un hôpital dont les capacités d’accueil sont dépassées, obligeant à hospitaliser les malades surtout en situation d’urgence dans les couloirs et à même le sol. «Ce triste constat est fait au quotidien dans tous les services d’urgences que ce soit en médicales, pédiatriques, chirurgicales et gynéco-obstétricales», a déploré le SG. Aux dires de celui-ci, au CHU Yalgado, les services manquent de tout y compris parfois du minimum.  Les pannes fréquentes des équipements, les ruptures des consommables et des réactifs seraient le lot quotidien des services.

Pour lui, tous les services sont en dysfonctionnement ou fonctionnent au ralenti. Dans les blocs opératoires, l’ORL, les services ophtalmologiques, cardiologiques… le syndicat dénonce le manque d’oxygène, le dysfonctionnement de l’aspirateur du nouveau-né. A l’en croire, pour faire l’angiographie et/ou la photo coagulation, il faut aller soit en clinique à Ouagadougou ou carrément dans la ville de Bobo-Dioulasso. «En odonto-stomatologie, le service est réduit au strict minimum pour coupure récurrente d’électricité», a précisé M. Konfé.

Face à cette « situation inacceptable », le Synthsa dit avoir interpellé sans cesse les autorités de l’hôpital et du ministère de la Santé. Le Syntsha a indiqué que le ministère de la Santé avait initié sous sa direction des négociations entre les différentes parties pendant leur sit-in du mois de mars 2016. Au cours de ces négociations, des engagements ont été pris par la direction de l’hôpital et par le ministre de tutelle. Le constat du Syntsha a été plus que amer car, «aucun engagement n’a connu un début d’accomplissement et même que les équipements promus au CHU ne sont pas venus.»

Ayant attendu en vain les solutions annoncées, le syndicat avait été obligé d’envisager des sit-in en février passé afin de contraindre le ministère à reprendre une fois de plus des négociations au cours desquelles des engagements ont été pris par le ministère de la Santé. «Deux mois après, aucun de ces engagements n’est respecté même pas le premier qui consistait en une rencontre entre la direction du CHU et le Syntsha en vue de la mise en œuvre de ces engagements» a affirmé le SG du syndicat.

Le Syntsha qualifie cela de mépris et de dilatoire. Le syndicat prend l’opinion publique à témoin de cette démission des autorités vis-à-vis du CHU Yalgado et du non-respect par les autorités de leurs engagements pris pendant les négociations. Par conséquent, il invite tous les travailleurs du CHU Yalgado à se mobiliser et à se tenir «prêts pour la défense de leur instrument de travail».

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