Aujourd'hui,
URGENT
HCR: le Burkina Faso accueille à ce jour près de 34.000 réfugiés dont 56% d'enfants.
Présidence : les rois de différentes localités reçus en audience le mardi 20 juin par Roch Kaboré.
Mali: une trentaine de morts dans des violences entre Peuls et Dogons dans le centre du pays.
Auto-emploi : le Programme d'autonomisation économique des jeunes et des femmes, crédité d'une enveloppe de 16,5 milliards de FCFA.
Auto-emploi : les jeunes et les femmes burkinabè invités à soumettre leurs demandes de financement dès le 26 juin.
Algérie: un père écope de 2 ans de prison ferme pour avoir suspendu son bébé dans le vide afin d’obtenir des «like» sur Facebook.
Ramadan: 462 infrastructures marchandes de Ouagadougou ont été contrôlées par le ministère du Commerce.
ONU : Zéphirin Diabré participe aux travaux de la 35ème session du Conseil des Droits de l'Homme actuellement à Genève, Suisse.
Centrafrique : accusés d’agressions sexuelles et de participation à des trafics, les Casques bleus congolais chassés de la Minusca.
Bac 2017: le doyen des candidats, Amadou Gazambé, 58 ans, passe l'examen pour la 11ème fois.

SOCIETE

L’ambassade des Etats-Unis au Burkina en collaboration avec l’Association des journalistes du Burkina (AJB) a  organisé le jeudi 18 et vendredi 19 mai 2017 une formation sur le journalisme d’investigation au profit d’une vingtaine de journaliste burkinabè. Au cours de ces 48 heures de session, le formateur américain George Kazolias, journaliste indépendant a renforcé les capacités des participants sur les méthodes, le processus et les contours de la pratique du journalisme d’enquête. 

Les participants issus de la presse écrite, en ligne et des médias audiovisuels du Burkina  ont pu renforcer leur connaissance sur la méthode du journalisme d’investigation à savoir les méthodes, la procédure, les astuces pour contourner les obstacles liés à l’obtention des documents administratifs, etc.

Mais avant d’y arriver sur les B.A. BA du journalisme d’enquête, M. Kazolias avec plus d’une trentaine d’année dans le journalisme, a abordé le fact-checking (la vérification des faits) et le journalisme de données. Pour lui, la maitrise de ces outils faciliteront le travail du journaliste d’investigation et lui permettront de produire des articles d’enquêtes bien élaborés, argumentés et convaincant.

« Nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes quant nous menons une enquête. C’est vrai que dans nos pays du nord, nous avons plus de facilités parce que grâce à des luttes juridiques et diverses, nous avons pu obtenir des droits à l’information. Les pays en développement ne sont pas encore arrivés au stade où ils peuvent offrir aux journalistes toutes les informations dont ils ont besoin. Et dans certains cas, les détenteurs de l’information font exprès pour ne pas rendre publique certaines informations auxquelles le public a droit » a fait savoir  George Kazolias.

Alors selon ce dernier, pour que le journaliste d’investigation puisse mener à bien son enquête, il lui faut accéder impérativement à certaines informations. Et l’un de ses objectifs au cours de cet atelier est de leur montrer « comment contourner ses obstacles pour obtenir les informations ».

A ce titre, il a fait visionner le film « Spotligth », le film adapté de faits réels qui retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis au jour en 2002 un scandale de pédophilie au sein de l'Église Catholique américaine. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels de prêtres sur des mineurs. 

L'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew Young a indiqué que cette formation des journalistes burkinabè à l’investigation entrait dans le cadre du renforcement de la démocratie dans notre pays, une des priorités de la coopération américaine.

« Nous pensons que les journalistes jouent un rôle important dans la démocratie. Vous partagez les nouvelles et renseignez le public. A travers ce travail que vous faites en informant le public, ce dernier jouera un rôle clé dans l’enracinement de la démocratie. (…) En diffusant des informations bien investiguées, vous aidez le public à avoir accès à la vérité. Et pour ce faire, il faut que les faits soient fixés dans la vérité car vous êtes les guerriers de la vérité »  a indiqué le diplomate américain.

Boukari Ouoba, le secrétaire général de l’AJB a indiqué que cette activité était en quelque sorte un partage d’expérience, un moment d’échange, de questionnement car au finish l’objectif visé était le renforcement des capacités des participants. 

A la fin de la formation intervenue ce vendredi 19 mai 2017, chaque participant a reçu un certificat de participation et au formateur d’appeler les journalistes à approfondir leurs connaissances sur le sujet à travers des pistes de lectures.