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Côte d’Ivoire: une pluie diluvienne fait au moins 10 morts dans plusieurs quartiers d’Abidjan (AIB)
Economie: au 31 janvier 2017, les chèques impayés émis au profit de l’Etat burkinabè représentait un montant de plus de 36 milliards de FCFA
Cameroun:  deux militants du RDPC tués, le gouvernement accuse les séparatistes (RFI)
Minefid: le gouvernement va recruter "un personnel d’appoint constitué de retraités et de volontaires" pour suppléer les grévistes
Sport: la Burkinabè Marthe Koala a remporté l’heptathlon au meeting des épreuves combinées de Kladno en République Tchèque
Burkina: plus de 315 000 candidats ont débuté ce lundi 18 juin les épreuves écrites du 1er tour du  BEPC
Ouagadougou: le développement du sport et des loisirs au cœur d’un séminaire international à Ouagadougou du 18 au 20 juin

SOCIETE

Pascal Tapsoba est le président du mouvement «Aube du Faso» ex mouvement «ça suffit». Un mouvement à travers lequel, M. Tapsoba et ses camarades prônent désormais la bonne gouvernance, la démocratie, la lutte contre le chômage et l’insécurité routière. Dans cet entretien à la sortie du procès de l’ex gouvernement Tiao ce lundi 15 mai 2017, il donne son avis sur ledit procès, l’actualité nationale et la nouvelle orientation de son mouvement.

Fasozine: Quel appréciation faites-vous du procès des membres de l’ex gouvernement Tiao ?


Pascal Tapsoba : Il y a des gens qui ont été tués par balles lors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 mais malheureusement il y a beaucoup de non-dits et de zones d’ombre dans cette affaire. On avait parlé d’autopsie mais finalement cela n’a pas été fait. Alors que pour qu’il y ait jugement de ce gouvernement Tiao, il faut que les responsabilités soient situées. On doit nous dire qui a donné l’ordre, pourquoi et quel était le but ?

Quelles sont vos attentes ?

Pour nous c’est la vérité parce qu’il y a eu mort d’hommes. Et pour le repos de ces martyrs, il faut que la lumière soit faite avant qu’on ne parle de jugement et de réconciliation.

Pensez-vous que la réconciliation est en marche au Burkina ?

Il est compliqué de répondre par l’affirmatif parce qu’on sent que le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité national (HCRUN) ne communique pas. Le peuple n’a aucune idée de comment les choses évoluent au niveau de cette institution. Et déjà on observe des soubresauts au sein du HCRUN dont 16 membres demandent la démission du président. Et c’est tout cela qui est à l’origine de la création de la Coder.

La Coder est-elle la bienvenue ?

Moi je ne suis vraiment pas pour l’existence de la Coder parce qu’il y a déjà un organe en charge de la réconciliation nationale. Le rôle de la Coder doit se résumer en termes de propositions. Il est vrai qu’il y a des failles au sein du HCRUN mais la Coder ne peut pas se prévaloir de cette responsabilité. On ne peut pas être juge et arbitre. Il y a Me Gilbert Ouédraogo qui n’a pas vraiment sa place dans un organe qui se veut promoteur de réconciliation au Burkina. Des gens qui étaient proche du régime déchu ne peuvent pas parler aujourd’hui de réconciliation. On se demande donc si la Coder est sincère dans ce qu’elle dit.

Pensez-vous qu’il y a changement depuis après les évènements de 2014 et 2015 ?

On sent que l’actuel pouvoir a envie de travailler mais jusque-là, le développement n’est pas vraiment en marche. Nous constatons aussi que chaque fois qu’il y a une petite accalmie pour que le gouvernement puisse entreprendre quelque chose, il y a un évènement qui vient interrompre. Mais nonobstant ces difficultés, nous espérons que les choses vont véritablement changer. Il nous faut à présent un plan économique pour faire venir des investisseurs dans notre pays. Et c’est en cela que je salue l’arrivée du PNDES. Il suffira seulement de mettre un comité pour un suivi réel de sa mise en œuvre.

Que devient le mouvement ça suffit ?

C’est du passé aujourd’hui puisque le mouvement est devenu Aube du Faso depuis 2015. Ceci est dû à certains soubresauts que nous avons traversé. Certains membres avaient trop d’accointances politiques alors le mouvement est apolitique. Après le changement de dénomination, nous avons réorienté nos objectifs. Il s’agit de la lutte contre le chômage et la promotion de l’auto-emploi, la lutte contre l’incivisme et l’insécurité routière et la promotion de la bonne gouvernance et la démocratie. La promotion d’un bon cadre de vie environnemental et sanitaire, la promotion de la cohésion sociale et l’intégration sous régionale font également partie de nos objectifs. Ainsi nous avons des projets comme «un étudiant un stage» qui nous a permis a 300 étudiants d’avoir des stages et emplois définitifs. C’est notre manière de contribuer à l’épanouissement de la jeunesse.

Est-ce parce que la lutte est terminée que vous avez réorienté vos objectifs ?

La lutte n’est pas finie mais nous cherchions l’alternance et le changement. Nous avons eu l’alternance, il reste le changement des mentalités. Le changement n’est pas de critiquer tout le temps la gouvernance. Il faut nous changeons de mentalité et laisser l’ancienne mentalité égoïste.
 


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