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SOCIETE

L’Organisation nationale des syndicats libres (ONSL) était face aux journalistes ce jeudi 4 mai à Ouagadougou pour faire la genèse de la situation de l’immeuble de El hadj Sanfo Sayouba qui a été vendu par la banque Bicia-B dans des conditions qui, jusqu’à présent n’ont pu être expliquées. En se réunissant devant les hommes de medias, ces commerçants espèrent que le droit sera dit après de sérieuses auditions des témoins de cette affaire qui semble encore très loin de son épilogue.


L’affaire «immeuble Sanfo» est une affaire peu ordinaire de par son caractère «étonnant» et ses multiples rebondissements. Selon le secrétaire général de l’ONSL, Paul Kaboré, tout serait parti d’un prêt contracté par le sieur El hadj Sanfo auprès de la banque Bicia-B. Par la suite, selon toujours M. Kaboré, El hadj Sanfo connait des difficultés financières par la suite et n’honore pas le contrat avec la banque. La Bicia-B décide alors de vendre l’immeuble qu’il avait mis en garantie afin de contracter le prêt. C’est ainsi que monsieur Tamboura Harouna, qui est un ancien hôte de Sanfo dans ledit immeuble, s’engage à acheter la bâtisse estimée à 220 millions francs CFA pour le compte de El hadj Sanfo Sayouba au regard des bonnes relations qu’ils entretenaient.

Aux dires du secrétaire général de l’ONSL, le but pour Tamboura était de rétrocéder l’immeuble au propriétaire initial qui est El hadj Sanfo, contre remboursement. La banque ne s’est pas opposée au principe. «Tous deux se sont donc rendus chez Me Somé qui est l’avocat de la banque. Il a marqué son accord. Sanfo s’engage alors dans la quête des sous. C’est ainsi qu’il s’est rendu à Lomé pour vendre un de ses immeubles à plus de400 millions. Au retour, il est allé remettre l’argent à Me Somé contre un reçu. Ce dernier lui a demandé de revenir quand le chèque sera en place pour chercher son PUH et une semaine après, il revient pour récupérer son PUH, à sa grande surprise, on lui fait savoir que l’immeuble a été vendu à une autre personne», a relaté M. Kaboré

Dès lors, s’ouvre alors une procédure judiciaire. En janvier 2013, le vieux El hadj Sanfo voit ses arguments rejetés par les juges. Il fait appel. Après maints reports, finalement le 3 mars 2017 en délibéré, la Cour d’appel confirme le jugement de janvier 2013. Conséquence, El hadj Sanfo n’obtient pas gain de cause. «Ils sont venus le déloger chez lui et ont mis ses femmes et ses enfants dehors. Même pas un mois, sa première femme a piqué une crise et en est morte, la deuxième aussi un mois après a rendu l’âme. Sanfo a essayé à un moment donné de se suicider si ce n’est pas à cause des voisins, des conseils et prières» a expliqué Paul Kaboré

M. Kaboré demande à la justice d’être réaliste en prenant en compte tous les paramètres de la situation depuis le début de l’affaire jusqu’au jugement de la Cour d’appel afin de mieux comprendre et de résoudre le problème.

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