Aujourd'hui,
URGENT
Cyclisme: le Burkinabè 🇧🇫Paul Daumont nominé pour le prix du meilleur cycliste africain de l'année.
États-Unis : Donald Trump autorise le processus de transition vers une administration Biden.  
Burkina: un citoyen américain abattu le 21 novembre 2020, devant le camp Baba Sy de Ouagadougou.      
Burkina: l’Union africaine appelle à des élections apaisées et transparentes. 
Burkina: 860 villages et secteurs ne pourront pas prendre part au scrutin couplé. Cela représente environ 370 000 Burkinabè.
Burkina: 6 490 144 électeurs appelés aux urnes ce dimanche 22 novembre 2020 pour élire le président et les 127 députés pour 5 ans. 
Justice: 4 des 7 prévenus relaxés pour faits non constitués dans le procès du recrutement frauduleux de la CNSS.     
Procès CNSS: Norbert Zèda, ex DRH, écope de 30 mois ferme et 5 ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique. 
Justice: Daniel Sawadogo, ex chef de personnel écope de 20 mois ferme et 5 ans d’interdiction dans la fonction publique (procès CNSS). 
Justice: Natacha Ouédraogo, épouse de l’ex DRH écope de 12 mois ferme dans le procès du recrutement frauduleux de la CNSS. 

Souleymane Kaboré, Coordonnateur de la Convergence pour les petites et moyennes entreprises

SOCIETE

Ceci est une déclaration de la Convergence pour les petites et moyennes entreprises (CPME) sur l’inculpation du Président directeur général de la société Kanis et compagnie. Dans cette déclaration, la CPME interpelle l’ensemble des acteurs de la justice à tout mettre en œuvre pour que rien que le droit soit dite dans cette affaire, et de traiter le dossier avec célérité.



La nouvelle est tombée le soir du 19 avril 2017, Inoussa KANAZOE et plusieurs de ses collaborateurs sont arrêtés par la gendarmerie et le siège social de son entreprise mis sous-scellés. Cette nouvelle qui s’apparentait à une rumeur a été confirmée par la suite par des hommes très proches de l’homme d’affaire Inoussa Kanazoé. Après plusieurs heures sans communication sur les mobiles de son arrestation, les commerçants et employés de CIMFASO font une marche sur le palais de justice pour en savoir davantage. Ayant constaté le succès de cette marche, le procureur du Faso, Maiza Sérémé anime une conférence de presse dans l’après-midi sur ce qu’on peut désormais appeler « Affaire Kanis ». C’est lors de cette conférence de presse de Madame le procureur que l’opinion connaitra le fond du dossier et les infractions qui lui sont reprochées.

Pour notre part, nous sommes attachés au principe du droit qui veut que nul ne soit au-dessus de la loi, et que tous les citoyens soient justiciables devant la justice. Mais cette affaire KANIS, selon nous, cache pas mal de choses souterraines que l’opinion nationale et internationale doit savoir. C’est une mésentente entre l’homme d’affaires Inoussa KANAZOE et son associé Moussa KOUANDA qui a conduit à cette arrestation qui n’est rien d’autre qu’un règlement de compte dont des politiciens véreux et cupides tapis dans l’ombre tirent les ficelles.

Pourquoi disons-nous cela ? Madame le Procureur se base sur les écrits du courrier confidentiel pour justifier l’arrestation d’Inoussa Kanazoé. Alors, combien de fois ces mêmes journaux ont-ils révélés et continuent de révéler des cas de corruption et de détournement sans que ce même procureur ne s’autosaisisse de ces affaires ? Combien de rapports portant sur des audits de l’ASCE-LC ou de la Cour des Comptes ont épinglé des personnalités sans que la justice ne bronche ? Combien de fois les mêmes journaux ont-ils dénoncé les cas de corruption et d’abus de confiance au sein même du corps des magistrats sans suite ?

Au Burkina, des affaires similaires concernant des opérateurs économiques ont été traitées avec plus ou moins de tact. Dans le cas de Kanis, nous déplorons que son interpellation soit faite ainsi. L’on veut nous faire croire que l’homme d’affaires voulait prendre la poudre d’escampette, et cela est archi faux. Peut-on être milliardaire de la trempe d’Inoussa Kanazoé, investissant chez lui au Burkina et fuir ainsi ? Et ses nombreux investissements ? Et sa cimenterie qu’il est en train de construire à Bobo-Dioulasso ? Ses investissements à Abidjan et même dans d’autres capitales de la sous-région ? Il y a dans cette affaire Kanis, une sorte de justice sélective qui risque de plonger notre pays dans une situation chaotique. On constate de plus en plus que notre justice se met dans une situation de justice spectacle juste pour endormir la conscience du peuple afin que des gros poissons notamment les pilleurs de la République puissent se soustraire de la justice. Dans cette affaire KANIS, jusqu’à ce jour, aucun redressement fiscal n’a été fait par les agents des impôts pour dire que ce dernier est responsable de fraude fiscale. Même dans le cas d’espèce, les textes prévoient les modalités de paiement et de remboursement de ces sommes indument perçues par les opérateurs économiques.

En arrêtant KANIS, ses détracteurs n’ont qu’un seul objectif, nuire par tous les moyens, l’image de l’homme d’affaires et de toutes ses entreprises qui emploient des milliers de personnes dans la sous-région. Dans un contexte où le gouvernement compte sur les opérateurs économiques pour l’accompagner dans la mise en œuvre de son Programme National de Développement Economique et Social, traiter certains parmi eux en l’occurrence KANIS qui est l’un des vice-présidents de la CCI-BF, risque de piétiner sans ambages ses relations de partenariat public-privé. Ce qui est tout aussi inquiétant, c’est le fait que jusqu’à l’heure où nous rédigeons cette déclaration, la Chambre de commerce n’ait toujours pas fait de déclaration concernant cette triste affaire qui arrive à l’un des leurs.
Et pourtant, le secteur privé est le premier investisseur dans notre pays. C’est ainsi qu’il serait très important de traiter cette affaire KANIS avec plus de diplomatie pour ne pas se mettre à dos certains opérateurs économiques.

C’est l’occasion pour nous d’interpeller les opérateurs économiques toute tendances confondues à une union sacrée pour faire face à l’arbitraire qui se prépare dans cette affaire dite KANIS.
Nous interpelons l’ensemble des acteurs de la justice à tout mettre en œuvre pour que rien que le droit soit dite dans cette affaire, et de traiter le dossier avec célérité afin de permettre à l’homme d’affaire de reprendre sereinement ses activités pour le bonheur de ses milliers d’employés.

Si cette affaire doit servir de cas d’école, que madame le procureur se saisisse de tous les dossiers contenus dans les nombreux rapports produits par les services compétents de l’administration publique à savoir la Cour des comptes et l’ASCE-LC, sans oublier les milliers de cas dont relève quotidiennement les journaux. Et que tous ces cas soient traités de la même façon que dans l’affaire KANIS. 
Ensemble, on n’est jamais seul. ONS.

Pour la Convergence pour les petites et moyennes entreprises (CPME),
Le Coordonnateur
Souleymane KABORE
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Tél. 76 30 08 17