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SOCIETE

L’ONG Orcade a réalisé une enquête sur un certain nombre de sites miniers notamment dans 9 communes minières du Burkina Faso afin de constater de visu la collaboration entre les sociétés minières et les communautés vivant sur ces sites. Le vendredi 28 avril 2017, l’ONG a organisé un atelier de partage de ces résultats avec les journalistes.


«Les enquêtes nous ont amené à déceler un certain nombre de causes dont les questions de communication: en réalité, tout se résume en question de communication entre les sociétés minières et les communautés. Quand on sait qu’il y a de façon récurrente des situations de conflits; on voudrait savoir à travers cette enquête les causes de ces conflits et voir comment on peut les gérer ou les éviter» s’est exprimé Jonas Hien, le chargé des programmes à Orcade.

A l’écouter, les questions de dédommagement de ceux qui ont perdu leurs biens du fait de la récupération de leur source de survie pour les besoins des opérations minières font partie des préoccupations soulevées par les populations. «Cette enquête nous a montré effectivement qu’il y a une insuffisance d’information et de communication sur les sites miniers» a-t-il relevé en ajoutant que l’enquête leur a permis aussi de déceler que pendant longtemps, l’Etat n’a pas joué véritablement son rôle c’est-à-dire, celui de préparation des populations à bien accueillir ces sociétés minières «si bien que cela a été une des causes de certains conflits que nous constatons aujourd’hui sur les sites miniers» a expliqué le chargé de programmes. Pour lui, le plus important, c’est de voir comment l’exploitation de l’or au Burkina peut être faite dans un climat apaisé et dans une certaine sérénité sur les sites.

Pour cela, aux dires du présentateur des résultats de l’enquête, il y a eu des recommandations qui permettront à chaque acteur de pouvoir jouer sa partition. L’Etat doit véritablement créer les conditions de suivies des opérations des sociétés minières. «Il faut que les sociétés minières sachent qu’il y a un Etat qui doit contrôler, s’assurer qu’elles respectent les cahiers de charges, s’assurer qu’elles prennent en compte les préoccupations des communautés en termes d’informations, de communication, de concertations et de dialogue», a martelé Jonas Hien. Aux sociétés minières, il a fait savoir qu’elles sont là pour mettre en œuvres des projets miniers. «C’est vous qui investissez beaucoup. Si ça ne marche pas, c’est vous qui allez perdre; donc, là où il y a des insuffisances laissées par l’Etat, c’est à vous également de travailler à combler ces insuffisances de sortes à créer un climat de bonne cohabitation avec les communautés», a-t-il lancé à l’endroit des sociétés minières.

Les communes couvertes par l’enquête sont celles de Yalgo (site de Taparko), Gorom-Gorom (site d’Essakane), Sabcé et Mané (site de Bissa Gold), Kalsaka et Séguénéga (site kalsaka mining), Namissiguima (site de True gold), Tongomayel (site d’Inata) et celle de Zabré (site de Youga).

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