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SOCIETE

Les travailleurs du Burkina Faso ont commémoré ce lundi 1er mai 2017, la 131e journée internationale du travail. A Ouagadougou, les militants et militantes des centrales syndicales et des syndicats autonomes regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) ont marqué l’événement par une marche meeting. 

Au cours de leur marche, les syndicalistes ont fait escale à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour remettre le cahier de doléance de l’année 2017 au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Clément Sawadogo. C’est le président du mois de l’UAS, Georges Kouanda qui a procédé à la remise dudit cahier au ministre. Pour le président du mois, le cahier de doléances comprend les préoccupations de tous les travailleurs du Burkina issus de tous les types de métier.

Il est constitué de 41 points repartis en cinq axes : du pouvoir d’achat et des conditions de vie et de travail, de l’éducation et de la santé, des libertés démocratiques et syndicales, de l’impunité et de l’assainissement de la gestion de la chose publique, des revendications en faveur des acteurs du secteur informel et des paysans. Le premier de la doléance est l’augmentation  des salaires et pensions de 25% pour tous les travailleurs pour compter de janvier 2017.

Le ministre en charge du travail a indiqué que le gouvernement se penchera sur ces différents points afin de les examiner. Cependant il a ajouté que l’exécutif ne pourra tous satisfaire tout de go : « Tous ce que nous pouvons faire pour consolider les acquis des travailleurs, nous allons le faire à commencer par le respect des libertés démocratiques et syndicales et du principe du dialogue social. Pour les revendications qui ont un caractère économique et des incidences, nous allons aussi les étudier pour les inscrire dans le cadre du possible sans oublier les autres composantes de la population burkinabè » a fait savoir Clément Sawadogo tout en précisant la création du haut conseil pour le dialogue social qui est l’institution qui permettra de booster le dialogue social dans notre pays sous une base tripartite.

Après donc la remise du cahier de doléance au ministre Sawadogo, les milliers de travailleurs ont entamé leur marche dans les artères de la ville jouxtant la Bourse du Travail. C’est après la marche, qu’ils ont tous convergé sur la Bourse du travail pour le meeting au cours du quel, le président du mois de l’UAS a livré son message.

La plateforme minimale de ce 1-mai 2017 est constitué de 13 points. Il s’agit entre autres de la mise en œuvre de l’ensemble  des engagements pris à l’issue des rencontres annuelles, gouvernement/syndicats des années 2015 et 2016 au plus tard le 31 décembre 2017, la révision de l’article 57 du code des impôts en vue de l’exonération de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public, du parapublic et du privé et le relèvement du  SMIG à 50 mille F CFA.

Hors la mise en lumière des revendications des travailleurs, le président du mois de l’UAS, Georges Kouanda a fait le tour de l’actualité internationale et surtout de la situation nationale. Pour ce dernier, la situation nationale du pays reste marquée par l’approfondissement de la crise sociopolitique. 

« Après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la résistance héroïque du peuple au putsch du 16 septembre 2015, force est de constater que l’aspiration à un changement radical en faveur du peuple a été trahie par les autorités de la transition et par les nouveaux anciens dirigeants du MPP et leurs alliés. La déception des populations touche essentiellement à l’impunité dont continue de bénéficier les auteurs de crimes de sang et de crimes économiques, à la vie chère, à la sécurité, à la gouvernance et à la mise en œuvre des engagements» a laissé entendre M. Kouanda.

A l’en croire, l’ébullition du front social est due à l’absence de réactions positives aux revendications des populations, aux engagements non tenus par les différentes autorités qui se sont succédées.

Pour le président du mois, face aux tentatives de remise en cause des libertés syndicales, démocratiques et de certains acquis, il est temps pour ces camarades de sonner la mobilisation générale afin de préserver les acquis du monde du travail et de les élargir. Il s’agira pour les syndicalistes de défendre la liberté syndicale dont le droit à la grève, de lutter contre l’impunité, de lutter pour la mise en œuvre  des engagements pris par le gouvernement  tant au niveau national que sectoriel.

 

 

 

 

 

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