Aujourd'hui,
URGENT
Crise à l’UPC: Zéphirin Diabré invite les militants au calme
Justice militaire : le commissaire du gouvernement a fait appel de la liberté provisoire accordée à Djibril Bassolé.
Côte d’Ivoire: Tiken Jah Fakoly envisage de rendre visite aux prisonniers politiques. 
Catalogne : le président régional, Carles Puigdemont, opte pour un dialogue avec Madrid.
Kenya:  l'opposant Raila Odinga annonce son retrait de la présidentielle du 26 octobre.
Economie:  l’ex footballeur français Lilian Thuram rejoint le camp des activistes anti-franc CFA.
Culture: Alassane Ouango installé en tant que nouveau directeur général du Musée national.
Mondial 2018: Le Burkina battu par l’Afrique du Sud (1-3).
Putsch manqué de sep: L'audience de confirmation des charges des 107 inculpés renvoyée au 25 octobre
Politique nationale: Saran Sérémé quitte la présidence du PDC

SOCIETE

Le conseil constitutionnel doit dire si loi portant conditionnement et étiquetage des produits de tabac adopté en 2006  au Burkina Faso est conforme à la constitution. Ainsi en a décidé, le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, ce mardi  11 avril 2017  à l’ouverture du procès ministère de la Santé contre la Manufacture burkinabè de cigarettes (Mabucig) pour non-respect de la règlementation relative au conditionnement et à l’étiquetage des produits de tabac.



Maintes fois reporté, le jugement de l’affaire Mabucig, vient de connaitre un autre rebondissement. A peine ouvert au tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso dans la matinée du mardi 11 avril 2017, les débats entre spécialistes du droit ont durée à peine dix minutes.  Et pour cause, une exception d’inconstitutionnalité soulevée par Maitre Rodrigue Bayala, avocat de la Mabucig. La loi querellée  porte atteinte au  droit de propriété intellectuel  de son client, précise l’avocat.  Après une longue suspension de l’audience, le tribunal a imparti cinq jours à la Mabucig pour saisir le Conseil constitutionnel.

Satisfaits de cette « victoire d’étape », les employés de la société, venus nombreux assister au procès, ont repris le chemin du travail. Des employés qui dénoncent un acharnement. Selon Ousmane Diallo, le délégué du personnel, il y a quatre sociétés de tabac au Burkina Faso et seule la leur est sur le banc des accusés.

« L’avocat de l’industrie du tabac a dit que la loi antitabac est anticonstitutionnelle. Alors sur ce point nous ne sommes pas inquiets parce que le Conseil constitutionnel avait déjà donné une décision sur ça. Et c’est d’ailleurs cette décision qui a permis au Burkina Faso de ratifier la convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac », a déclaré pour sa part Salif Nikièma, le coordonnateur  pays d’Aconta, une ONG qui lutte contre le tabac, partie civile dans cette affaire.

Les élèves de  la ville de Sya ne se sont pas rendus au tribunal, contrairement à la rumeur qui a circulé quelques jours avant le procès.