Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: le directeur provincial de la police nationale du Ziro suspendu et placé sous mandat de dépôt pour affaires de mœurs (Police)
Burkina: 15 380 kg de cannabis saisis entre novembre 2017 et février 2018 (Douanes).
Culture: Ouagadougou va abriter du 27 février au 1er mars 2018 la première édition du Festival panafricain de la Série"Séries Séries" 
Israël: 750 migrants africains menacés d'expulsion en grève de la faim (RFI)
Football: Le RCK éliminé de la ligue africaine des champions après sa défaite 2 à 0 à Libreville
Football: L’EFO éliminé de la Coupe de la Confédération après sa défaite 1 à 0 contre l’Olympic Star FC du Burundi
Burkina: le journaliste Mahamadi Tiegna nommé directeur général des Editions Sidwaya (Conseil des ministres)
Burkina: Le journaliste Pascal Yemboini Thiombiano nommé  directeur général de la radiodiffusion télévision du Burkina
Mali: deux soldats français tués et un blessé dans l'explosion d'une mine artisanale (RFI)
Nécro: Idrissa Ouédraogo décoré Grand officier de l'Ordre national à titre posthume avant d'être inhumé ce mardi 20 février

SOCIETE

Le conseil constitutionnel doit dire si loi portant conditionnement et étiquetage des produits de tabac adopté en 2006  au Burkina Faso est conforme à la constitution. Ainsi en a décidé, le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, ce mardi  11 avril 2017  à l’ouverture du procès ministère de la Santé contre la Manufacture burkinabè de cigarettes (Mabucig) pour non-respect de la règlementation relative au conditionnement et à l’étiquetage des produits de tabac.



Maintes fois reporté, le jugement de l’affaire Mabucig, vient de connaitre un autre rebondissement. A peine ouvert au tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso dans la matinée du mardi 11 avril 2017, les débats entre spécialistes du droit ont durée à peine dix minutes.  Et pour cause, une exception d’inconstitutionnalité soulevée par Maitre Rodrigue Bayala, avocat de la Mabucig. La loi querellée  porte atteinte au  droit de propriété intellectuel  de son client, précise l’avocat.  Après une longue suspension de l’audience, le tribunal a imparti cinq jours à la Mabucig pour saisir le Conseil constitutionnel.

Satisfaits de cette « victoire d’étape », les employés de la société, venus nombreux assister au procès, ont repris le chemin du travail. Des employés qui dénoncent un acharnement. Selon Ousmane Diallo, le délégué du personnel, il y a quatre sociétés de tabac au Burkina Faso et seule la leur est sur le banc des accusés.

« L’avocat de l’industrie du tabac a dit que la loi antitabac est anticonstitutionnelle. Alors sur ce point nous ne sommes pas inquiets parce que le Conseil constitutionnel avait déjà donné une décision sur ça. Et c’est d’ailleurs cette décision qui a permis au Burkina Faso de ratifier la convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac », a déclaré pour sa part Salif Nikièma, le coordonnateur  pays d’Aconta, une ONG qui lutte contre le tabac, partie civile dans cette affaire.

Les élèves de  la ville de Sya ne se sont pas rendus au tribunal, contrairement à la rumeur qui a circulé quelques jours avant le procès.