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Guinée: Ibrahima Kassory Fofana nommé Premier ministre (RFI)

Ph: DCPM/MS

SOCIETE

Les fondateurs d’établissement d’enseignement secondaires sont inquiets de la situation sécuritaire dans le nord du Burkina Faso. Ils sont allés partager ces inquiétudes avec le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, qui les a reçus en audience le lundi 20 mars 2017.


C’est une délégation de l’Union nationale des établissements d’enseignement privé laïc qui a échangé avec le ministre. Selon la direction de la communication du ministère en charge de la Sécurité, ils sont venus exprimer leurs vives préoccupations face à la situation sécuritaire qui prévaut dans cette province de la région du Sahel.  « Nous sommes venus voir monsieur le Ministre d’Etat pour partager les inquiétudes de nos membres par rapport à la situation sécuritaire dans le Soum. Nous repartons avec l’impression que notre démarche a été utile parce que face à cette situation, tous les Burkinabè sont interpellés, et la solution ne peut venir que d’un sursaut d’abord de notre part. Voilà pourquoi, nous avons entrepris cette démarche pour nous assurer que nous avons la même compréhension et même lecture de la situation, et surtout les dispositions qui doivent être prises pour arriver à une solution », a déclaré le président de l’Union nationale des établissement d’enseignement privé laïc, Issa Compaoré.

Le ministre  Simon Compaoré, qui a prêté une oreille attentive aux préoccupations de ses hôtes selon la DCPM, a salué à sa juste valeur cette démarche qui a permis une concertation directe.
Rappelons que la psychose règne dans les écoles de la partie nord du pays depuis que le vendredi 3 mars dernier, deux individus non encore identifiés, ont abattu un enseignant du nom de Salifou Badini et un parent d’élève au sein de l’école de Kourfayel.

Avant cela, fin janvier, des individus armés ont enjoint  aux enseignants des écoles de Pétega (CEB de Diguel), de Pélem-Pélem et de Lassa (CEB de Baraboulé) dans la province du Soum, de dispenser les cours en arabe en lieu et place du français.

La phobie engendrée par ces menaces avait poussé les autorités, le ministre en charge de l'Education en tête, à s’y rendre pour rassurer les enseignants sur les dispositions prises pour leur sécurité. Malgré tout, des enseignants dans certaines circonscriptions ont suspendu les cours pour  revendiquer une meilleure sécurisation de  cette zone frontalière du Mali, confrontée à la montée du terrorisme, exigeant une meilleure  sécurisation de la zone avant toute reprise des cours.

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