Aujourd'hui,
URGENT
Egypte: au moins 235 personnes ont été tuées et 109 autres blessées dans un attentat contre une mosquée du Nord-Sinaï 
Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa (vice-président) succède officiellement à Robert Mugabe
Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)

SOCIETE

L'Association Afrique contre le tabac (Aconta) était face à la presse ce vendredi 17 mars 2017 à Ouagadougou dans le but  d’attirer l’attention du gouvernement sur la «mauvaise foi» de l’Industrie du tabac dans l’application de l’arrêté portant fixation des modules d’application du décret portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac au Burkina Faso.


Dans le litige qui oppose le ministère de la Santé à la Mabucig à propos de l’apposition des avertissements sanitaires graphiques sur les paquets de cigarettes, la Mabucig, selon le coordonnateur de l’association Aconta, Salif Nikièma, «ne joue pas franc jeu quand elle parvient à évoquer un règlement à l’amiable».

Pour lui, en principe le 7 avril 2016, la Mabucig devrait mettre les images sur les paquets de cigarettes. Mais, déplore-t-il, le constat était tout autre et devant ce refus, le ministère de la Santé a opté pour la voie judiciaire afin de contraindre l’industrie à appliquer l’arrêté sur les images. «Aujourd’hui, il est question d’un règlement à l’amiable pendant que l’affaire est pendante devant le juge» a relevé M. Nikièma.

Il a expliqué que les modalités de conditionnement, d’étiquetage et d’impression sur les paquets, les cartouches et les cartons ou toutes autres formes de conditionnement vendues au Burkina Faso ont été fixées par voie règlementaire par un décret de fin décembre 2011. De son avis, ce décret a été signé par le président du Faso, le Premier ministre, le ministre des Finances et celui de la Santé. «Le ministre de la Santé et celui du Commerce ont signé un autre arrêté pour appliquer la loi et le décret obligeant l’industrie à mettre les images sur les paquets de cigarettes» a précisé le coordonnateur de l’association.

Il dit ne pas comprendre qu’après toute cette procédure, l’industrie du tabac refuse d’appliquer les textes; d’où son inquiétude. Il demande au ministre de la Santé actuel d’écouter tous les acteurs de la lutte antitabac avant de se lancer dans un quelconque règlement à l’amiable.

A défaut que l’industrie obtempère sans délai de mettre les avertissements sanitaires graphiques sur les paquets de cigarettes, l’association Aconta souhaite que le droit soit dit car l’arrêté obligeant l’industrie à mettre ces images répond à une procédure.

Pour ce faire, Aconta appelle toutes les organisations sœurs et particulièrement la Ligue nationale des consommateurs et l’Union des associations de lutte contre le tabac à s’impliquer davantage afin que les textes protégeant les consommateurs contre le fléau du tabagisme s’appliquent comme prévus pour qu’ils impactent positivement sur la santé et font reculer la prévalence des maladies cancérigènes.