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Zimbabwe: Robert Mugabé démissionne du pouvoir
Zimbabwe: Le Parlement a débuté la procédure de destitution de Robert Mugabe
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esclavage de migrant: la Libye exprime "son refus catégorique et condamne fermement ce genre de pratique inhumain" 
Burkina Faso: Ousmane Guiro (ex Dg des Douanes) convoque l’Etat burkinabè devant la Cour de justice de la Cédéao (AIB)  
Situation en Libye: le Burkina a décidé du rappel de son ambassadeur pour consultation (Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères) 
Province du Lorum: Des individus non identifiés ont attaqué ce lundi, une équipe de patrouille du district de police de Banh (AIB)
Kenya: la Cour suprême valide la réélection d'Uhuru Kenyatta
Zimbabwe : Robert Mugabe destitué de la présidence de son parti, la Zanu-PF.

SOCIETE

L’Union nationale des Associations de femmes handicapées du Burkina (UNAFEHB) a organisé ce vendredi 17 mars 2017 à Ouagadougou une journée de réflexion sur la thématique nationale du 8 mars 2017 : « La valeur morale de la personne humaine: responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». Cette journée de réflexion était placée sous le parrainage de la secrétaire d’Etat, en charge des Affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l'exclusion, Yvette Dembélé représentée par son conseiller technique.

Ce rendez-vous, selon les initiatrices, se veut une contribution forte à la prise en compte de la question du handicap dans les projets et programmes de développement du pays surtout que l’édition 2017 de la journée internationale de la femme avait pour thème, le rôle des communautés dans l’exclusion sociale des femmes.

 « Nous avons organisé cette journée de réflexion afin de permettre à nos membres qui sont dans les provinces de mieux appréhender le concept de la journée de la femme. Le thème choisi cette année par le gouvernement fait appel à la valeur morale et à l’exclusion. Les personnes handicapées et surtout les femmes sont exclues dans le milieu des femmes de façon globale. Elles ne sont pas aussi très bien prise en compte dans le milieu associatif surtout avec les hommes » a indiqué Evelyne Hien/Winkoun, la présidente de l’UNAFEHB.

Et pour Martin Sanou, le représentant de la marraine, cette journée de réflexion est un véritable cadre d’échange sur le sujet car les femmes handicapées vivent au quotidien l’exclusion sociale.

Selon les chiffres qu’il a avancé, citant une étude du ministère en charge de l’action sociale en 2008, 25,9% seulement des personnes handicapées ont une occupation dont 19% chez les femmes et la majorité des personnes handicapées sont dans le secteur informel. Aussi, 39% des femmes handicapées en âge de se marier l’ont été réellement.

Il a aussi indiqué que le Plan national de développement économique et social (PNDES) prévoit de faire passer le taux des personnes handicapées actives occupées de 2,2% en 2015 à 50% en 2020.

« La présente journée de réflexion va contribuer au renforcement de l’autonomisation économique de la femme handicapée et de la prise en compte de ses droits au même titre que les femmes dites valides à travers les échanges et les recommandations qui en sortiront. C’est la raison pour laquelle, je souhaite que nous faisons de cette journée conformément à ses objectifs, une journée de prise en compte de la femme handicapée dans le mouvement général des femmes burkinabè. Faisons de cette journée, une journée d’échanges fructueux en particulier en termes de propositions réalistes et réalisables à court et moyen termes », a laissé entendre Martin Sanou qui a livré le discours de la marraine.

Par cette journée, les femmes handicapées souhaitent simplement formuler des recommandations tant pour la communauté que le gouvernement afin qu’elles soient « incluses » et traitées à même pied d’égalité comme les autres femmes.

« Dans la célébration des prochaines éditions de la journée du 8-mars, nous souhaitons que l’on prenne en compte toutes les couches sociales et qu’on les concerte bien avant la journée et qu’on échange sur la thématique. Outre cela, il faut que les communautés soient très bien sensibilisées sur les problèmes que connaissent les femmes handicapées dans leur milieu de vie et un engagement fort de notre ministère afin que nous venions à bout des difficultés que nous rencontrons », tel est le souhait de Evelyne Hien/Winkoun et les membres de son union.

L’Union nationale des Associations de femmes handicapées du Burkina est une structure faitière nationale de femmes handicapées regroupant les femmes handicapées auditives, visuelles, mentales, physique et albinos. Portée sur les fonts baptismaux le 26 avril 2003, elle est constituée de 37 associations de femmes handicapées et de 22 points focaux répartis sur les 13 régions. Sa vision : défendre les droits humains des femmes handicapées afin de promouvoir une société inclusive dans laquelle les femmes handicapées contribuent au développement socioéconomique du Burkina Faso.