Aujourd'hui,
URGENT
Gendarmerie : nommé chef d'Etat major il y a quelques jours, le colonel Tapsoba Omer a pris officiellement les commandes ce mardi 23 mai.
Bobo: le personnel de l'hôpital Sanou Souro en arrêt de travail pour protester contre l'agression d'un infirmier par un accompagnant de
Ramadan: l'observation du croissant lunaire marquant le début du jeûne prévue pour le 26 mai à la grande mosquée de Ouagadougou (FAIB).
Burkina : un piratage de masse de sites web du gouvernement burkinabè en cours (Lefaso.net)
Burkina : onze sites du gouvernement déjà tombés entre les mains de pirates (Lefaso.net)
Sissili: deux Koglwéogo tués jeudi à Silly, 24 de leurs engins incendiés lors d’un affrontement avec des bandits (AIB)
Ouaga: Des étudiants ont manifesté ce vendredi 19 mai devant le palais de justice pour exiger la lumière sur l’assassinat de Dabo Boukari
New York : la communauté burkinabè à nouveau dans la rue ce samedi 20 mai pour dénoncer l'agression de Souleymane Porgo et Faride Guiré.
Nobéré: six personnes tuées jeudi soir et 14 autres blessées dans un accident impliquant un minibus et un camion.
Mali : deux soldats burkinabè blessés lundi dans une nouvelle attaque du super camp de la Minusma à Tombouctou (Radio Oméga).

SOCIETE

Le Syndicat des travailleurs de la Santé humaine et animale (Syntsha) était face à la presse ce mardi 14 mars 2017. Ce point de presse avait pour objectif d’expliquer aux journalistes les grandes lignes du protocole d’accord signé hier lundi entre leur syndicat et le gouvernement. Pour les responsables du Syntsha, ce protocole d’accord n’est pas synonyme de trêve.


Le protocole d’accord signé ce lundi est essentiellement constitué de cinq volets : les conditions de travail, la carrière des agents, les rémunérations, la participation des travailleurs au fonctionnement et à la gestion des services  et les autres revendications telles sur le dossier Cameg, des mesures d’accompagnement de la gratuité des soins au profit des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, etc.

« Sur l’ensemble des points de revendications, le gouvernement a pris un certain nombre d’engagement. Après analyse, le bureau national a jugé ces engagements dignes d’intérêts et a décidé de signer le protocole d’accord qui constitue à nos yeux une autre plateforme revendicative dont la mise en œuvre sera suivie et évaluée par un comité composé  des deux parties », a expliqué Pissyamba Ouédraogo, secrétaire général du Syntsha.

C’est au vu de ces engagements du gouvernement que le Syntsha a décidé de lever son mot d’ordre de grève de 72 heures qui allait du 14 au 17 mars.

Par ailleurs, il a indiqué que la mise en application dudit protocole sera accompagnée  par un comité de suivi qui va planifier la mise en place des engagements en trois phases : le court, le moyen et le long terme. Et pour les syndicalistes, dans le document signé, il existe des échéanciers et le comité ne fera qu’observer si la concrétisation des engagements se fait selon le calendrier adopté.

En ce qui concerne les questions de rémunérations et de traitement salarial, cette préoccupation des travailleurs trouvera réponse dans la loi à venir portant sur la fonction publique hospitalière.

Malgré « la bonne foi du gouvernement », le syndicat par la voix de son premier responsable, a indiqué que ce n’est pas parce qu’ils ont obtenu la signature d’un accord qu’ils vont baisser la garde. Ce qui fait dire à Hamadi Konfé, responsable Syntsha de l’Hôpital Yalgado, que « le protocole d’accord n’est pas un fin en soi. Il peut y avoir une lutte  pour obtenir l’application de ce protocole ».

Et à M. Ouédraogo de renchérir en ses termes : « nous avons signé un protocole d’accord et non une trêve. Si à un moment donné, nous sommes méprisés par le gouvernement ou de nouvelles situations se présentent, il n’est pas exclu que nous allions en grève. (…) Nous sommes toujours ouverts au dialogue et la grève n’est pas un objectif mais un moyen… »

Avant de clore son propos, Pissyamba Ouédraogo a appelé les travailleurs à rester déterminé et il n’a pas manqué de déplorer le fait que le gouvernement ait fait trainer les négociations du 26 avril 2016 jusqu’au 13 mars 2017.