Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

SOCIETE

Alors que l’on faisait cas d’une hausse du prix du pain ce 1er mars dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, le gouvernement, par l’entremise du Premier ministre et du ministre en charge du Commerce, a voulu comprendre ce qu’il en était à ce sujet. Ce jeudi 2 mars 2017, Paul Kaba Thiéba et Stéphane Sanou étaient face aux responsables des associations de boulangers. De ces échanges, il ressort qu’il n’a jamais été question d’une augmentation du prix du pain.


Suite à la proportion prise par l’information selon laquelle les boulangers ont procédé à l’augmentation du prix du pain de 20 FCFA depuis ce 1er mars 2017 que le chef du gouvernement a voulu comprendre. Ce qui l’a conduit à rencontrer les présidents des deux grandes associations de boulangerie. 

A en croire Stéphane Sanou, le ministre en charge du Commerce, «il n’en est rien en réalité.» Cette "hausse" n’est que le résultat de « l’application d’un arrêté », a-t-il expliqué. L’arrêté en question date de 20111. Il «prévoit que les boulangers ont la faculté de produire quatre catégories de pain : 100g, 180g, 200 et 400g. Chacune des catégories a normalement son prix fixé et arrêté de façon règlementaire. » Ces prix sont: le pain de 100 grammes à 75 F CFA, le pain de 180 grammes à 130 F CFA, celui de 200 grammes à 150 F CFA et la pain de 400 gramme à 300 F CFA.

Même son de cloche chez les patrons des boulangeries qui, par la voix de Oumar Yougo, président de la Fédération des patrons de boulangeries et pâtisseries du Burkina Faso, soutient que l’industrie du pain connait pas mal de difficultés, surtout qu’une convention collective a été signée le 10 février 2017. Selon M. Yougo, cette convention implique une augmentation des salaires de près de 50%.

Et pour faire y face, il fallait que les produits comme celui de 200g à 150 francs puisse prendre une proportion beaucoup plus importante afin de faire face aux charges. Pour les boulangeries, il fallait faire un choix pour supporter leurs marges. Toutefois, Oumar Yougo tient à rassurer que « le prix du pain n’a pas augmenté au Burkina Faso depuis très longtemps. Et à l’heure où je vous parle, il n’y a personne qui a augmenté le prix du pain.»   

A entendre les différentes parties, il n’y a donc pas de hausse en tant que tel. C’est plutôt le pain de 180g vendu à 130 francs que les boulangeries ont choisi de faire disparaitre au profit du pain de 200g vendu à 150 FCFA... Une situation que dit déplorer le gouvernement, aux dires du ministre du Commerce, quand on sait que « c’est ce pain (de 180g) qui était plus fortement consommé par la population. »

C’est donc dire qu’en ce moment, n’est disponible que le pain de 200g, vendu à 150 francs et qui, foi du ministre, est «de très bonne qualité.»

Néanmoins, après cet échange entre une partie du gouvernement et les présidents des deux grandes associations de boulangerie, instruction a été donnée pour un retour à la normale à compter de la fin de cette semaine, jusqu’au début de celle à venir. Pour cela, les patrons des boulangeries entendent faire recours à leur base pour que cette disposition puisse entrer en vigueur le plus tôt possible.