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Laure Zongo/Hien

SOCIETE

En décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueils ou cours de solidarité du Burkina Faso, a indiqué ce mardi 28 février 2017 Laure Zongo/Hien, ministre en charge de la Femme, au cours d’un point de presse consacré à la prochaine célébration du 8-Mars.


C’est Ouagadougou qui accueillera cette année, la commémoration nationale de la 160e édition de la journée internationale de la Femme. Pour la célébration du 8 mars 2017, les acteurs réfléchiront sur le thème : « la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». Au cours du point presse tenu ce mardi 28 février 2017 à Ouagadougou à cet effet, Laure Zongo/Hien, la ministre en charge de la Femme, a indiqué que l’innovation de cette édition sera la production d’un rapport général sur la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de la présente commémoration.

« Le 8-mars doit être une journée de réflexion et non de réjouissance », a martelé une fois de plus la présidente du comité d’organisation, par ailleurs ministre en charge des questions féminines. Et cette année, la réflexion sera au cœur de la célébration en dehors de la cérémonie officielle qui se tiendra le mercredi 8 mars 2017 à Ouagadougou. Il s’agit, entre autres, d’activités de communication sur l’image de la femme et sa participation au développement et de causeries débats, de conférences sur la problématique de l’exclusion sociale des femmes.

Outre ces activités, un panel se tiendra le 3 mars prochain sur la thématique centrale qui sera décortiquée en deux axes : l’un sur « la lutte contre l’exclusion sociale des femmes : rôle des acteurs » et l’autre sur « les stratégies pour une meilleure réinsertion sociale des femmes accusées de sorcelleries au sein de leurs communautés ».

Pour la ministre, le choix de cette thématique (la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes) se justifie pleinement car la pratique de l’exclusion sociale des femmes subsiste et les chiffres sont très alarmants. « En septembre 2015, le centre Delwendé de Sakoula a enregistré 255 victimes d’exclusion sociale dont 250 femmes. La cour de solidarité de Paspanga : 82 victimes. En décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueils/cours de solidarité et seulement 61 retournées en famille selon les données disponibles », a indiqué Laure Zongo/Hien.

En plus de ces cas spécifiques d’exclusion par allégations de sorcelleries, la ministre a souligné également l’existence des cas d’exclusion de filles en difficulté, bannies ou chassées pour cas de grossesses non désirées ou de mariage forcé et pour refus de lévirat. De 2007 à 2016, 205 filles dans ces situations ont été accueillies et hébergés à l’hôtel maternel de Ouagadougou.

La présente célébration, dont le budget prévisionnel est d’environ 126 millions de F CFA, sera patronnée par l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré. Pour que la fête soit belle, Laure Zongo/Hien a invité les populations à choisir et à porter le Faso Danfani signe de patriotisme. : « Vous êtes donc tous conviés à vous approprier les pagnes tissés du 8 mars 2017 pour encourager nos tisseuses et au-delà les producteurs et transformateurs de notre coton ».

Dimitri Kaboré

 

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