Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Le Chef de l’exécutif burkinabè, Albert Ouédraogo, a reçu en fin de matinée de ce 26 juillet 2022, les responsables de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB). Au menu de leurs échanges, la polémique née  des correspondances adressées par le ministre en charge des affaires coutumières et religieuses et dans laquelle il incriminait des propos de nature radicale et discriminatoire d'un iman à Gon-Boussougou, dans la région du Centre Sud, lors d’un prêche.

En recevant la délégation de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina Faso (FAIB), le Premier ministre, Albert Ouédraogo, s'est inscrit dans une démarche de compréhension mutuelle et d'apaisement. Un objectif atteint à l'issue 

des échanges, puisque les divergences ont été aplanies et le ministre en charge des questions religieuses, Issaka Sourwéma, a présenté ses excuses.

Ce dernier a reconnu humblement que son ministère a une grande part de responsabilité à travers sa personne, dans cette polémique. Et après s’être rendu compte que « la prêche en question n’est pas ce qu’on croyait », il lui revient d’emblée, en toute modestie et toute humilité, de demander des excuses auprès de la communauté musulmane et de l’imam concerné.

Et mieux, il est prévu, dans les jours à venir, une autre rencontre avec tous les acteurs de cette affaire d’une part et d’autre, une  visite chez l’imam de Gon-Boussougou, pour lui présenter officiellement les excuses du ministère en charge des affaires religieuses. Et comme une société n’évolue pas sans contradiction, le ministre Sourwéma souhaite que cette parenthèse soit fermée le plus rapidement possible, afin que la cohésion sociale qui est une priorité des autorités de la Transition, ne soit pas davantage mise à rude épreuve.      

Le président du présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso, El Hadj Moussa Kouanda, s’est félicité de l’organisation de cette rencontre avec le Premier ministre, celui-là même qui, depuis son arrivée, dit-il, a montré sa disponibilité à apporter des solutions aux différents problèmes de ce pays. Pour lui, « tout ce qui touche à un imam, touche le cœur de l’islam ». Il a reconnu que c’était « une incompréhension sur ce qui s’est dit sur les réseaux sociaux et la réalité » et de poursuivre en disant qu’avec ces échanges, « nous sommes très satisfaits et contents, à travers notre ministre qui présente ses excuses aux imams et à tous les musulmans ».  

En rappel, suite à une correspondance adressée à l’Observatoire national des Faits religieux et au Mouvement sunnite du Burkina Faso par le ministère en charge des affaires religieuses, la communauté musulmane a manifesté son mécontentement quant au contenu, à travers un communiqué en date d’hier 25 juillet.

Dans ce communiqué, il était indiqué que le ministre Issaka Sourwéma « incriminait les prêches de l’Iman de Go-Boussougou et lui reprochait d’avoir tenu des propos de nature radicale et extrémiste, susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale ». Des accusations non fondées, puisque non conformes à la réalité, selon les leaders religieux. 

DCRP/Primature