Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: une croissance de 6,5% en moyenne annuelle attendue sur la période 2021-2022, sous l’impulsion du secteur tertiaire (+7,8% et 7,6%
Burkina: le déficit global base engagement se situe à 254,0 milliards de FCFA contre 381,7 milliards de FCFA en 2018 (-33,5%).  
Burkina: 1 598,1 milliards de FCFA  de recettes mobilisés à fin octobre 2019 contre 1 412,0 milliards de FCFA à la même période en 2018 (+1
Burkina : l’activité économique enregistre pour 2019 une croissance de 6,0% contre 6,8% en 2018 (Conseil des ministres).
Burkina: le gouvernement adopte un décret portant prorogation de la période de révision des listes électorales biométriques au titre de l’a
Burkina: le parti politique "Le Faso Autrement" admis au sein du Réseau Libéral Africain en qualité de membre observateur. 
Burkina: l’opposition politique dénonce "l’activisme politique" du Médiateur du Faso et interpelle le chef de l'Etat. 
Burkina: les agents des péages annoncent une grève du 27 février au 1er mars 2020. 
Burkina: plus d’un milliard de dollars, c’est le montant que la Banque mondiale entend apporter pour soutenir les efforts de développement.
Burkina: la Banque mondiale accorde une enveloppe supplémentaire de 700 millions de dollars pour faire face au défi sécuritaire.   

©CFOP

POLITIQUE

L’opposition politique du Burkina Faso a tenu ce mardi 10 décembre 2019 son traditionnel point de presse hebdomadaire. Au menu : la célébration du 59e  anniversaire de l’Indépendance de notre pays, la convocation des Chefs d’Etat du G5 Sahel en France le 16 décembre prochain, la distinction honorifique de quatre leaders de l’Opposition politique et la perturbation de cours par des jeunes cagoulés. Il a été animé par Adama Séré du RDEBF et Yumali Lompo du PNDS.

Le 4 décembre dernier, le président français, Emmanuel Macron, annonçait la tenue d’une réunion le 16 décembre à Pau en France avec les présidents des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) afin que ces derniers clarifient leur position sur la présence militaire française au Sahel avec l’opération Barkhane.

Pour l’opposition politique, la nature de la convocation et le ton utilisé sonnent comme « un mépris et une humiliation » à l’encontre des peuples des pays concernés. Mais elle estime que tout cela ne serait arrivé si les différents gouvernements étaient capables de s’assumer.

« En politique comme dans la vie, en effet, on récolte toujours la honte si on part nuitamment signer des accords avec la France, et revenir jouer à l’anti-impérialiste le jour. L’heure de vérité a sonné et les masques vont tomber le 16 Décembre à Pau. L’Opposition sait d’avance que là-bas, à Pau, nos dirigeants vont faire profil bas et s’excuser des critiques qui visent la France. Il y a de fortes chances que face à l’exaspération des autorités françaises, nos cinq chefs d’Etat réaffirment, peut-être même par écrit, leur souhait que la France reste, et prennent l’engagement, comme on le voit déjà au Mali, d’appeler leurs populations au calme. Le reste, toutes les autres promesses qui seront faites de part et d’autre, ce sera du verbiage pour sauver la face » a fait savoir Adama Séré.

Pour ce dernier, cette convocation « humiliante » est surtout due à l’échec lamentable de la politique sécuritaire du MPP : « Depuis quatre ans que les forces du mal nous attaquent, nos dirigeants n’ont  pu imaginer et encore moins mis en œuvre une stratégie intelligente pour contrer l’ennemi. Malgré les budgets faramineux votés, malgré les nombreux changements de ministres de la défense et de la sécurité, notre situation sécuritaire a empiré depuis quatre ans ».

Pour l’opposition donc, seule notre capacité en tant que nation unie et réconciliée  et notre capacité à organiser notre propre défense peut permettre au Burkina Faso de gagner la guerre contre l’hydre terroriste. Et en la matière, M. Séré s’est dit convaincu le parti au pouvoir et ses alliés sont incapables d’insuffler un tel sursaut. 

Se prononçant sur la décoration de 4 de ses leaders (Zéphirin Diabré de l’UPC, Eddie Komboïgo du CDP, Gilbert Ouédraogo de l’ADF/RDA et Mamadou Dicko de la Nafa) par le président du Faso pour leur contribution à l’enracinement de la démocratie, à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance du pays, les conférenciers du jour ont estimé que le Cfop n’a pas demandé  ces distinctions. 

Tout en saluant cette décision du chef de l’Etat qui  a cassé l’habitude de récompenser uniquement les acteurs du pouvoir, les orateurs du jour ont estimé que cela n’entamera point leur détermination de critique positive à l’encontre des actions du pouvoir en place.

Par ailleurs, l’opposition a souhaité une bonne fête de l’indépendance aux Burkinabè. Elle a néanmoins déploré qu’à 59 ans d’indépendance, le pays soit encore obligé de demander de l’aide à des puissances étrangères pour défendre son intégrité territoriale.

 

 

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