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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
Brexit: les députés britanniques valident l'accord négocié par Boris Johnson
Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)
Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

POLITIQUE

Au lendemain de la fin de leurs plaidoiries, les avocats du Général Gilbert Diendéré, ''présumé auteur'' du putsch manqué de septembre 2015, ont animé dans la matinée de ce jeudi 8 août 2019 à Ouagadougou, un point de presse. Ils plaident pour une justice équitable.

Pour Me Jean Degli, principal animateur de ce point de presse,  le 15 septembre 2015, c'est une responsabilité que le général Gilbert Diendéré a assumé. Pour l’avocat, il assumé la responsabilité du coup d’Etat pour éviter « le KO » à son pays. A travers cette participation, Me Degli estime que le général Diendéré n'a pas au préalable participé à une entente où aurait été prise une résolution pour renverser l'ordre constitutionnel et qui ferait ranger son acte sur ceux que prohibent les articles 109 et 110 du Code pénal ancien.

Même si, selon l'avis de l'avocat, « les dévoiements de la Transition n'ont pas manqué d'indiquer à tout observateur avisé qu'un renversement de la Transition était possible›. « Dès le départ, des déclarations ont été faites. Des gens avaient demandé au général de prendre la responsabilité des évènements parce qu'on craignait le K.O. On ne nous a jamais fait part de ces déclarations, elles ont été cachées. C'est en faisant mon travail de fourmi que j'ai retrouvé les traces de ce document, je ne l'ai jamais vu devant le Tribunal. Le président Jean-Baptiste Ouédraogo a dit clairement que lorsqu'ils se sont confrontés aux jeunes et qu'ils ont refusé, il a dit au général de prendre sa responsabilité pour éviter le K.O dans le pays. Mais, on n'a jamais vu ces déclarations. Les droits du Burkina Faso ont été violés » a expliqué Me Degli.

Le pis selon l'avocat, c'est que le Parquet militaire avait la possibilité de faire des enquêtes dignes de ce nom pour savoir qui a fait exactement quoi en ce qui concerne les meurtres, les coups et blessures volontaires qui ont émaillés ces événements. La conséquence selon Me Degli, est que le Parquet militaire demande au Tribunal de combler ces lacunes en appliquant l'article 67 de l'ancien Code pénal en déclarant les crimes non prouvés conséquences prévisibles de crimes d'attentat à la sureté de l'État et en condamnant les accusés dont son client Diendéré de ce fait.

De ce fait pour l'avocat, les règles d'une justice compétente, indépendante, impartiale et équitable ont bafouées. « Même quand Jean-Baptiste Ouédraogo a comparu à la barre, les déclarations qu'on nous a servi ne se trouvaient dans le document. C'est de la justice tronquée, ce n'est pas de la justice dans un Etat de droit (...) Les premiers juges d'instruction de ce dossier ont convoqué  la hiérarchie militaire pour enquêter sur ces événements et savoir si effectivement les choses se sont déroulées ainsi. Parce que la conséquence, si cela s'est passée comme ça, le général Diendéré n'a donc pas comploté pour prendre le pouvoir. Il a pris une situation qu'il devrait gérer. Donc, on ne peut pas l'accuser d'attentat à la sureté de l'État » s'est voulu on ne peut plus claire Me Degli.

A ce stade, pour les conseils du général Diendéré, la seule autorité qui peut encore permettre que cette procédure judiciaire donne une « petite impression » d'une justice qui réponde aux normes et aux standards internationaux, demeure le Tribunal. Pour ce faire, ils disent espérer que le Tribunal remplira sa tâche et permettra au Burkina Faso de connaitre « une justice digne de la civilisation des Etats de droits ».

 

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