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Coopération: le Ghana offre au Burkina 110 millions F CFA pour  soutenir ses efforts dans la gestion de la crise humanitaire
Inde: New Delhi lance un plan de lutte contre la pollution
Burkina: le rapport d’activités 2018-2019 du Haut Conseil du Dialogue social remis au président du Faso
Tunisie: Kaïs Saïed élu président avec 72,71 % des voix (Officiel)
Justice: l'audience du procès de l'affaire dite charbon fin de nouveau renvoyée au mardi 17 décembre 2019
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro, candidat à la présidentielle de 2020 
Burkina: la 21 JNLP se tiendra du 18 au 20 octobre sous le thème:«Comment consolider la liberté de la presse face à la menace terroriste ?»
Politique: le CDP va organiser un congrès extraordinaire pour lever les différentes sanctions prises à l'encontre des différents militants

POLITIQUE

L'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a, au cours d'une conférence de presse tenue ce jeudi 25 juillet 2019, à leur siège, exprimé sa satisfaction sur la tenue du dialogue politique initié par le Chef de l'Etat. Les conférenciers se sont aussi penchés sur les questions qui minent l'actualité nationale.

Pour l'APMP, les conclusions auxquelles les participants à ce dialogue politique sont parvenus sont de nature à apaiser le climat sociopolitique et favoriser les actions salvatrices pour une mise en œuvre réussie du PNDES. L'Alliance des partis de la majorité présidentielle exhorte le comité de suivi des conclusions dudit dialogue à jouer pleinement son rôle d'orientation et de veille pour la mise en œuvre des conclusions du dialogue.

En ce qui concerne la récente révision du Code pénal, l'APMP dit prendre acte de la décision du Conseil constitutionnel qui consacre la conformité des dispositions du nouveau Code pénal avec les dispositions de la Constitution. L'APMP pense qu'il est plus qu’impérieux de réglementer l'utilisation des réseaux sociaux dans ce contexte de terrorisme et de radicalisme. « Il ne s'agit pas pour nous de restreindre les libertés, surtout celles d'expression, obtenues après de longues luttes mais de nous mettre en phase avec les réalités du moment » explique Zalissa Koumaré, secrétaire générale du Nouveau temps pour la démocratie (NTD) par ailleurs principale oratrice du jour. Elle estime que la régulation de l'utilisation des réseaux sociaux s'avère primordiale dans la lutte contre le terrorisme.

De l'aspect répressif de la loi et son caractère liberticide surtout pour les médias dénoncés par les organisations professionnelles de la presse et de la société civile, le président par intérim du MPP, Simon Compaoré y donne des explications. « Si on doit relire le texte qui a été adopté au niveau de l'Assemblée nationale, vous ne pourrez pas sortir un point qui démontre qu'il y a une volonté de bâillonner la presse au Burkina Faso. Et je rappelle que la presse du Burkina est classée parmi les presses les plus libres sur le continent. Et vous-même vous usez de cette liberté à profusion chaque jour que Dieu fait. Avant quand on discutait d'un président, on évitait de prononcer son nom. Aujourd’hui, on peut manger sa cola, cracher et puis dire Roch. Les choses ont fondamentalement changé (...) Depuis que nous sommes au pouvoir, on n'a jamais pris quelqu'un bâillonner parce qu'il a dit quelque chose qui a déplu au président Roch Marc Christian Kaboré. Ce n'est pas maintenant que nous allons changer; au moment où nous achevons notre mandat, ce n'est pas à ce moment que nous allons restreindre les libertés ».

Réagissant aux propos de l'ancien ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes qui évoquait la présence française au Burkina, le président par intérim du MPP pense que « Ce serait irresponsable aujourd'hui de dire que, parce qu'on est indépendant, nous n'avons besoin de personnes. Mêmes les grandes puissances d'aujourd'hui ont besoin des tous petits ». 

Partant de là, il est revenu sur les propos du général François Lecointre, le chef d’Etat major des armées françaises. Le militaire aurait dit que sans l’intervention française au Sahel, les pays comme le Burkina allaient s’effondrer.  Pour Simon Compaoré, « C'est faux!».« On a des problèmes, peut-être on peut avoir d'autres problèmes. La situation peut devenir beaucoup plus intense mais, nous ne disparaîtrons pas. Ce n'est pas vrai. Le Burkina existe depuis, les autres pays aussi. Ses propos sont choquants » s'indigne-t-il.

Pour Simon Compaoré, les affirmations du général François Lecointre sont « une insulte à notre peuple, à notre intelligence » parce que, explique-t-il « nous n'avons jamais demandé qu'on vienne nous déverser des militaires, des gendarmes, des policiers ici sous prétexte que nous sommes à court de bras pour combattre. Le Burkina Faso n'a que des problèmes de manque de moyens. (...) L'Europe ou la France a eu besoin de nous à un certain moment. La sagesse commande que nous ayons les pieds sur terre ».

Simon Compaoré estime que pour lutter contre le terrorisme, la solution doit venir des Burkinabè et non de l'extérieur. « (...) Nous sommes les artisans de notre propre victoire ou de notre propre défaite. Il faut savoir compter sur ses propres forces d'abord. Mais, on ne refuse pas l'ajout qui vient de l'extérieur » a-t-il indiqué.

 

 

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