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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
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Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
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Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

POLITIQUE

L'opposition politique burkinabè, au cours d'une conférence de presse tenue ce mardi 23 juillet 2019 à son siège, s'est dite satisfaite de la tenue du dialogue politique qui a connu son épilogue le lundi 22 juillet dernier au palais présidentiel.

Il ressort de cette conférence de presse animée par le Chef de file de l'opposition politique (Cfop) Zéphirin Diabré que plusieurs points exposés à ce dialogue politique initié par le Chef de l'État ont fait l'objet de consensus. Seule la question de l'utilisation de la carte consulaire comme document d'enrôlement et de votation pour les Burkinabè de l'étranger est le seul point non consensuel relevé à ce dialogue politique. 

Pour M. Diabré, il reste à mettre en pratique les points ayant obtenu consensus pour le bien du pays. « Ce qui est en jeu, ce ne sont pas nos intérêts en tant que politiciens mais surtout, l'avenir de notre pays. Nous avons participé à ce dialogue en toute bonne foi. Nous avons joué notre partition. Il appartiendra désormais au pouvoir en place de traduire les engagements pris en réalité par des actes concrets pour donner tout son sens à ce dialogue conformément aux engagements de l'Etat » a souligné le Chef de file qui précise que, les participants notamment ceux de l'opposition ont émis un plaidoyer à l'attention des plus hautes autorités du pays. 

Concernant la santé du Général Djibril Bassolé qui est souffrant et qui souhaite pouvoir disposer de disponibilité ou de possibilité pour aller se soigner, l'opposition a souhaité que les plus hautes autorités de l'Etat, surtout le Chef de l'État, prennent cette question humanitaire à bras le corps et permettent au général d'aller se soigner. « Pour nous, c'est non seulement humanitaire mais ça va en droite ligne d'une démarche de vérité » avoue le chef de file qui dit être content, en tant qu'opposition, que beaucoup de points qui relevaient de leurs revendications aient obtenu l'assentiment des différentes composantes.

Mais pour l'opposition, « cela ne doit pas être interprété comme une pose d'armes de l'opposition ou une raison pour l'opposition de se taire quand ça ne va pas ». Sur ce point, Zephirin Diabré se veut on ne peut plus clair: « C'était un dialogue républicain. Chacun dans son rôle mais, il ne faut pas penser un seul instant que le fait qu'on ait participé à ce dialogue veut dire que l'opposition va baisser les bras chaque fois qu'il y a une critique à formuler. Alors pas du tout. La majorité continuera à gouverner et nous continuerons de jouer notre rôle de veille et de critique constructive pour le bien de notre nation. L'opposition politique continuera sa mission en vue de la conquête du pouvoir d'Etat (…) C'est l'occasion pour nous de remercier encore la majorité pour son esprit de concession ou de retenue sur un certain nombre de questions autour desquelles nous avons échangé et dont le consensus vraiment nous fait plaisir » a fait savoir M. Diabré. 

 

 

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