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POLITIQUE

Les militaires et fonctionnaires de police radiés en 2011 à la suite d’une mutinerie qui a secoué le Burkina Faso, sont peut-être sur le point de voir le bout du tunnel. Le conseil des ministres du 3 juillet 2019 a en effet adopté un rapport relatif à leur situation. 

«Au total 633 militaires ont été radiés des forces armées nationales et 136 fonctionnaires de police révoqués de la fonction publique suite aux évènements de 2011», peut-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres.

«Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a été saisi du dossier et a formulé des recommandations conformément à ses missions visant à créer les conditions pour la réconciliation et l’unité nationale», poursuit le document, précisant que «le Conseil a marqué son accord pour les propositions formulées par le HCRUN afin de permettre la réinsertion sociale des militaires radiés et fonctionnaires de police révoqués et a instruit les ministres en charge du dossier de prendre toutes les dispositions pour leur mise en œuvre».

Sur sa page Facebook, le chef de l’Etat a salué la décision. «Dès mon accession à la magistrature suprême de notre pays, j’ai mis la réconciliation nationale au centre de mes actions. Il est primordial de réparer les torts, de calmer les douleurs et de résoudre les incompréhensions pour qu’ensemble, les Burkinabè se pardonnent et se donnent la main pour construire une Nation forte», a dit Roch Marc Christian Kaboré. 

Le chef de l’Etat a poursuivi: «C’est dans ce sens que le Conseil des ministres du 3 juillet 2019 a décidé de mettre en œuvre les recommandations formulées par le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale, pour permettre la réinsertion sociale des militaires radiés et des fonctionnaires de police révoqués en 2011. Ce sont au total 633 militaires et 136 fonctionnaires de police qui seront concernés».

Demande exceptionnelle de pardon

Avant de conclure par un appel «à faire des Burkinabè un peuple uni, partageant les valeurs de démocratie, de justice, de pardon, de tolérance et d’intégrité».

Le communiqué ne précise pas la nature des propositions du HCRUN, mais on se souvient qu’en mai 2018, l’institution avait, dans un communiqué,dévoilé les propositions.  

Il s’agissait notamment d’une demande exceptionnelle de pardon officielle et collective aux victimes et au peuple burkinabè par les militaires et policiers radiés; d’une clémence exceptionnelle accordée par l'Etat; du reversement des militaires et la réintégration des fonctionnaires de police dans la Fonction publique.

 «Ceux-ci bénéficieront d'un reclassement selon l'ancienneté de service et pourront être affectés dans les départements ministériels et institutions autres que le ministère de la sécurité et celui de la défense» précisait le service de communication du HCRUN. 

A ces propositions s’ajoutaient l'octroi d'une «aide à la réinsertion sociale» pour les militaires radiés, destinée à soutenir la création d'activités rémunératrices et l'octroi d'une «indemnité spéciale d'aide à la reconversion» pour ceux qui, indiquait le communiqué, bénéficiaires de la mesure de reversement à la Fonction publique, ne souhaiteraient plus servir dans l’administration.

Selon le communiqué, la période de leur éviction sera prise comme temps de service effectif pour le droit à la retraite et au reclassement et, des décrets viendront préciser les modalités de la mise en œuvre de ces propositions.

 

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