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Procès Putsch: le parquet militaire requiert la prison à vie pour les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé. 
Procès Putsch: le parquet militaire demande la destitution des généraux Diendere et Bassole de leur grade. 
Burkina: l’ex parti au pouvoir, le CDP,  accuse certains de ses membres de vouloir sa liquidation (AIB)
Sondage: le président Roch Marc Christian Kaboré obtient la note de 4,72/10 pour sa gouvernance dans le 1er semestre de 2019
Football: les Étalons du Burkina classés 9e en Afrique et 59e au niveau mondial par la Fifa au mois de juin 2019
Gambie: le gouvernement saisit les biens et les avoirs de Yahya Jammeh
Burkina: 110 508 candidats inscrits à la session 2019 du baccalauréat

POLITIQUE

Emanuela Del Re, vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l’Italie était en visite officielle de 48 h au Burkina le week-end dernier. A l’occasion, nous avons rencontré Cleophas Adrien Dioma qui est le Coordinateur du groupe de travail Migration et développement au sein du Conseil  national pour la coopération et du développement  du ministère des Affaires étrangères de l’Italie. Résident en Italie depuis 20 ans, M. Dioma revient ici sur la vie de la diaspora en Italie et les sujets brulants de l’actualité nationale. 

Fasozine : comment se porte la communauté burkinabè résidente en Italie ?

Cleophas Adrien Dioma : la communauté burkinabè en Italie se porte bien. Elle est bien intégrée parce que ce sont de grands travailleurs qui y vont avec leurs familles. Et c’est important pour eux parce que choisir de vivre avec la famille, c’est accepter que ces enfants puissent vivre sur un territoire qui normalement n’est pas le sien.
Dans quels domaines d’activités les retrouve-t-on ?
On les distinguait dans la tomate mais ils sont de plus en plus dans les domaines de l’agriculture, la technologie, les usines de fabrication d’automobiles, d’ascenseurs etc. Et il y a aussi la nouvelle génération, notamment les enfants d’immigrés burkinabè qui étudient. Nous avons des médecins, des économistes, des professeurs et surtout des personnes qui participent aux débats politiques. Nous avons des candidats aux différentes joutes électorales. Et cela un important comme message d’acceptation de la culture burkinabè en Italie.

Quelle appréciation faites-vous du débat politique au Burkina ?
Il est toujours difficile d’apprécier de loin mais je pense que les Burkinabè en général, doivent apprendre à être des citoyens parce que c’est être citoyen qui participera à faire bouger le politique. Nous devons participer au débat pas seulement en critiquant ou en proposant mais en étant opératif. Je le dis comme ça pour rigoler mais lorsque j’ai quelque chose, je ne le jette plus par terre. Nous devons être en mesure de contrôler le travail du politique mais il faut d’abord donner le bon exemple.

Votre regard sur la situation sécuritaire actuelle ?
Je trouve cette situation aberrante. Mais il  a tout un mécanisme de cette modernité et de cette démocratie qui ne fonctionne pas. Il faut peut-être repenser notre démocratie. La démocratie c’est être présent, être citoyen qui participe au débat et surtout responsable. Lorsque nous nous étions enfants, nous allions à l’école avec le fils du ministre, le fils du chauffeur du ministre et il n’y avait pas de conflit. Mais aujourd’hui, les gens ont créé des mini-groupes, des divisions qui sapent l’harmonie qui existait dans la société. Et cela sape aussi l’économie parce que lorsque la sécurité ne fonctionne pas, personne ne viendra investir son argent. Il est donc impératif pour nous de sécuriser notre territoire pour encourager la diaspora à investir au pays. C’est l’unique moyen pour booster l’économie mais surtout pour qu’il y ait un bien-être. En faisant cela, on lutte contre la pauvreté, l’immigration, les conflits ethniques.

Et sur le vote de la diaspora burkinabè ?
La communauté burkinabè en Italie est superbement organisée. Nous menons le débat sur la situation sociopolitique de notre pays. Nous aimerions choisir aussi nos dirigeants comme cela se fait au Sénégal où il y a des postes de députés prévus pour la diaspora. Parce que ce sont des personnes qui peuvent booster les relations économiques et internationales. Nous avons besoins de personnes qui nous représentent, qui défendent nos positions et faire partager notre vision afin de faire du Burkina, un pays de prospérité.

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