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POLITIQUE

Ce samedi 30 mars 2019, le Parti de l'indépendance, du travail et de la justice (PITJ) de Soumane Touré a effectué sa 13e rentrée politique à son siège à Ouagadougou. Le secrétaire général a saisi cette occasion pour analyser la situation nationale actuelle.

Le 1er mars dernier, l'Etat burkinabè a commémoré son centenaire. A l'occasion de sa 13e rentrée politique tenue le samedi 30 mars, Soumane Touré n'a pas apprécié la manière dont ce centenaire a été commémoré par le gouvernement. Pour lui, il y a « urgence d'un débat national » sur le centenaire car « la classe politique actuelle ne s'est pas montrée héritière de ses devanciers et a complètement failli depuis la démission de Baise Compaoré ». « Recueillir l'héritage des générations antérieures et les consolider dans ce qu'elles ont de positif a été jusque-là une pratique courante de notre peuple qui a toujours cherché des solutions pacifiques et légales aux crises auxquelles il était confronté », a expliqué M. Touré.

A l'en croire, il revenait à la classe politique de prendre l'initiative du débat du centenaire mais, dit-il « elle se trouve compromise par les nombreux crimes politiques ». A entendre Soumane Touré, c'est à la jeunesse de s'assumer. « Il faut l'émergence d'une nouvelle classe politique, plus responsable, plus démocratique, plus républicaine » a t-il lancé.

Il propose de ce fait « des initiatives possibles » pour un débat national de ce centenaire. Elles s'articulent autour des médias, des organisations de la société civile, du mouvement syndical, du mouvement paysan, de l'armée, des autorités coutumières et religieuses, et la classe politique.

Au cours de cette 13e rentrée politique, Soumane Touré a encore fustigé « l'immixtion des autorités coutumières et religieuses dans la vie politique du pays ». ‹‹Les autorités religieuses et coutumières ont complètement oublié qu'elles n'étaient que des autorités morales. En s'immisçant dans la politique et dans le fonctionnement de l'Etat, elles se sont complètement discréditées », s'indigne t-il.

En tout d'état de  cause, pour le secrétaire général du PITJ, la seule réconciliation qui vaille, c'est la réconciliation du peuple avec sa Constitution et les lois de la République. « Appliquons la Constitution et les lois de la République avec rigueur et nos problèmes seront en grande partie résolus », soutient-il.

Il invite par ailleurs, l'armée, les médias, le mouvement syndical, le mouvement paysan, les organisations de défense des droits de l'Homme, la classe politique et la chefferie coutumière à saisir l'opportunité de ce centenaire pour mener un débat franc qui puisse préparer une 5 république débarrassée de tous les maux socio-économiques et politiques.

 

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