Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

POLITIQUE

Face aux hommes de médias, le Syndicat national des agents du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (Synamica) a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé des réformes apportées par leur ministre Arouna Kaboré qu'il juge «  inopportunes et hasardeuses ». C'était le mardi 26 mars 2019 à Ouagadougou.

Selon le Synamica, l'économie depuis les réformes « hasardeuses » du Programme d' Ajustement structurel, peine à se refaire une santé. Sur le plan industriel, il a expliqué que les slogans politiques d'un développement accéléré de l'industrie burkinabè constituent en réalité un « leurre » car l'industrie se « désindustrialise » de jour en jour étant donné que des unités industrielles sont confrontées à « d'énormes » difficultés d'écoulement de leurs produits. S'agissant du commerce, le syndicat a fait remarquer que la situation reste marquée par une tendance « déficitaire »de la balance commerciale et le « non – respect » de la réglementation en matière de commerce et, s'agissant de l’artisanat, l'insuffisance d'appui de la part de l’Etat  a été soulevée.

« Face à ces multiples préoccupations réelles, les autorités du département, au lieu d'y trouver des solutions idoines, ont entrepris des réformes qui risquent d'affaiblir la capacité du département a y apporter des solutions qui siéent. En effet, depuis l'arrivée du  ministre chargé du commerce, il n'a cessé d'entreprendre des actions de duplication ou de délestage de certaines structures techniques de leurs attributions au profit souvent du privé » a expliqué le secrétaire général du Synamica, Daouda Ouédraogo.

la relégation de la gestion des zones industrielles au privé, la création d'un secrétariat technique de l'industrialisation parallèlement à la Direction générale du Développement industriel ( DGDI ), la déstructuration de la Direction générale du Contrôle économique et de la Répression des fraudes ( DGCRF )  et de tout le système de contrôle par la création d'une Brigade mobile de Contrôle et de la Répression des fraudes ( BMCRF ) ont été cités comme réformes « inopportunes et hasardeuses ».

Le Bureau national du syndicat juge ces réformes « inopportunes » pour plusieurs raisons. « Elles ont été faites sans études diagnostiques préalables qui justifierait leur nécessité, le processus de ces réformes n'a pas été participatif, ces reformes engendreront à n'en point douter d'énormes coûts financiers, une multiplication redondante des structures de contrôle pouvant avoir un impact néfaste sur le climat des affaires, le renchérissement des prix des produits et la baisse de compétitivité des entités industrielles » a affirmé le secrétaire général du syndicat .

Le Synamica a,  à cet effet, invité le gouvernement à renoncer à toute mesure pouvant menacer la survie du dispositif actuel de contrôle, à doter conséquemment les structures du ministère en moyens humains, matériels et financiers conformément aux engagements pris lors des négociations du 16 mars 2017 et à prendre des mesures idoines en vue de la baisse des prix des produits de grande consommation. A la population burkinabè et aux industriels, il a demandé de rejeter toute mesure visant « à éroder » le pouvoir d'achat du consommateur et à porter atteinte à la compétitivité des unités industrielles.

Daouda Ouédraogo a par ailleurs expliqué qu'il n'est pas exclu que  des actions « fortes » puissent être menées afin d'interpeller le gouvernement sur la situation.

 

 

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