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POLITIQUE

Au lendemain des élections municipales du 22 mai 2016, la quasi-totalité des collectivités territoriales fonctionnent régulièrement. Mais il reste cependant « des difficultés de fonctionnement dans certaines d’entre elles », regrette Simon Compaoré. C’est justement pour résoudre ce problème que le ministre  a rencontré les partis et formations politiques ce mardi 10 janvier 2017. On peut retenir de cette concertation que le scrutin sera repris dans certaines zones.


Ce sont au total 19 communes qui connaissent des difficultés à différents niveaux du processus de mise en place des organes. Ces dysfonctionnements, aux dires de Simon Compaoré, sont liés à trois situations différentes. 

Pour ce qui est de la première situation, il s’agit des « communes qui, après l’élection des conseillers municipaux n’ont pas pu mettre en place les organes de l’exécutif municipal », a noté M. Compaoré. Cette situation, fait-il remarquer, est née des suites « d’incidents regrettables, ayant empêché l’élection des membres des exécutifs ». Des élections devront donc se tenir à Barani et Kougny (Boucle du Mouhoun) ;  Zabré (Centre-Est) ; Kantchari (Est); Karangasso-Vigué (Hauts-Bassins) et l’Arrondissement 4 de la commune de Ouagadougou.

La deuxième situation concerne les communes ayant mis en place des conseils municipaux, mais qui ne fonctionnent pas, « faute de quorum pour la tenue des sessions, ou parce que les organes élus sont inopérants», a-t-il le ministre : Kombori (Boucle du Mouhoun);  Andemtenga et Zoaga (Centre-est) ; Kindi (Centre-ouest); Ziga et Dablo (Centre-Nord) ; Saponé (Centre-Sud) ; Madjoari (Est) ; Dandé (Hauts-Bassins) ; Seytenga et le Conseil régional dans la région du Sahel.

Enfin, la troisième situation est celle concernant les communes où le scrutin du 22 mai 2016 n’a pas pu se tenir : Béguédo (Centre-Est) ; Bouroum-Bouroum (Sud-Ouest)  et Zogoré.  A en croire le ministre d’Etat, cet état des faits est survenu « suite à des actes de violences enregistrés dans certaines communes à l’occasion des élections municipales du 22 mai 2016, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’a pas été en mesure d’y administrer le scrutin ».

Pour rétablir l’ordre dans ces localités concernées par lesdits dysfonctionnements, le ministère de l’Administration territoriale « a entrepris et poursuit des tournées de conciliation entre les acteurs politiques locaux afin de privilégier les exigences du développement local». Cette alternative vise à  aboutir à la mise en place ou au fonctionnement des organes des conseils de collectivités. Comme le prévoit le Code général des collectivités territoriales,  et en ce qui concerne les deux premières situations, « il sera procédé à la tenue d’élections partielles à l’issue desquelles l’on procèdera à la mise en place de nouveaux organes à la tête des collectivités territoriales en difficulté », a instruit Simon Compaoré.

Une concertation avec la Ceni a permis aux autorités de s’assurer de la disponibilité de cette dernière à conduire les élections municipales partielles dans les communes où les élections du 22 mai 2016 n’ont pas pu se tenir, a indiqué Simon Compaoré.

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