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POLITIQUE

Considéré comme l'un des cerveaux présumés du coup d'Etat manqué de septembre 2015 au Burkina, l'ex-ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé était à la barre ce lundi 7 janvier 2019. L’accusé conteste en bloc l’authenticité des écoutes téléphoniques qui l’accable.

Appelé à la barre ce lundi matin, le général de brigade Djibril Bassolé est revenu sur la chronologie des faits. Le général déplore le fait que des personnalités politiques se «promènent de capitale en capitale» pour faire écouter ce qu’il qualifie de «prétendus échanges téléphoniques» entre lui et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro aux chefs d’Etat africains. Des présidents qui s’intéresseraient à sa détention, alors même que la clé USB contenant lesdites écoutes était encore sous scellée et détenue par le juge d’instruction.

Pour le général donc, lesdites conversations téléphoniques sont d’origine douteuse d’autant que leur intitulé est en anglais. Djibril Bassolé donne l’exemple du rapport i489/page 4 de l’expert allemand commis par le juge d’instruction. Selon les propos de l’accusé, le préambule de ce rapport indique que l’enregistrement en question ne peut provenir que d’internet puisque la gamme de fréquence de l’enregistrement à lui soumis indique qu’elle est supérieure à la norme standard. Aussi, révèle-t-il, que le rapport de contre-expertise de son expert français confirme les propos de l’Allemand.

«Je veux bien discuter d’enregistrements téléphoniques mais qu’on me dise d’où ils viennent et comment ils ont été diffusés dans le monde entier alors qu’ils étaient sous scellés», ajoute le général. Pour lui, au regard de tout cela, comment peut-on accorder du crédit auxdits enregistrements s’interroge-t-il.

Mais pour le parquet militaire, l’expert allemand a émis des hypothèses et que le général aurait choisi de citer celles qui l’arrange sans faire cas ni des autres hypothèses encore moins de la conclusion de l’expertise. Conclusion selon laquelle, l’expert aurait indiqué qu’il n’y a ni trace de montage ni de trucage. Mais l’accusé reste stoïque sur sa réserve. «Comment expliquez-vous le fait que des enregistrements remis au juge d’instruction par des Officiers de police judiciaire soient diffusés partout avant qu’on me les présente sous scellés ? Des deux choses l’une. Soit le juge d’instruction et ses OPJ ont fait fuiter les enregistrements où ils les ont puisé là où tous les autres l’ont fait : sur internet», a conclu le général pour qui «Cette affaire d’écoutes téléphoniques provient d’internet».

Reconnaissez-vous avoir échangé avec le commandant Damiba dans lesdites écoutes ? Demande le parquet militaire. «Je vous sais très habile et si vous voulez m’amener à discuter d’écoutes téléphoniques, nos chemins vont se séparer parce que je ne veux pas parler de ces écoutes sauvages», rétorque Djibril Bassolé.

Après plus d’une heure de lecture de la transcription des écoutes par le parquet, le général Bassolé estime que l’heure est venue de donner toutes les précisions sur les éléments qui caractérisent son implication ou sa complicité dans les faits qui lui sont reprochés. Plutôt que de s’adonner à un tel exercice qui selon lui n’a pas pour objet que de semer la confusion. Il suggère alors au parquet de venir aux faits qui lui sont reprochés.

Avez-vous été en intelligence avec Soro Guillaume pour déstabiliser le Burkina Faso ?, demande le parquet militaire. «Ne me demandez pas de faire des commentaires sur des choses fabriquées. Je conteste la fiabilité de vos éléments», répond l’accusé. Pour lui donc, il faut en venir aux faits au lieu de perdre le temps. L’audience se poursuit au tribunal militaire de Ouagadougou délocalisé pour la circonstance dans la salle des banquets de Ouaga 2 000.

  

 

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