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Province du Lorum: Des individus non identifiés ont attaqué ce lundi, une équipe de patrouille du district de police de Banh (AIB)
Kenya: la Cour suprême valide la réélection d'Uhuru Kenyatta

POLITIQUE

Les comparutions des 29 inculpés pour associations de malfaiteurs et détentions illégales d'armes à feu et de munitions de guerre se sont poursuivies ce lundi 9 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou. Au troisième jour des interrogatoires, neuf personnes sont passées à la barre dont l'un des civils, Gilbert Guira accusé de détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre. Le présumé cerveau, Madi Ouédraogo comparait en principe ce mardi.


Comme les autres inculpés, ceux de ce lundi ont également nié les faits d'associations de malfaiteurs. Ils ont dit ne pas reconnaitre les faits à eux reprochés. Le sergent-chef Aly Sanou et certains qui ont comparu ont indiqué au tribunal qu’ils étaient hors du Burkina Faso (ils étaient en Côte d’ivoire, Ndlr) donc par conséquent ils ne pouvaient être ni informés ni participer à ce projet d'attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées.

Parmi les 29 inculpés, se trouvent deux civils. L’un deux est passé ce lundi après-midi devant le tribunal. Gilbert Guira, conducteur de tricycle, a été entendu pour détention illégale d'armes à feu et de munitions.  À la barre, ce dernier a aussi réfuté lesdits faits. Selon l'accusation, M. Guira  a pourtant reçu un sac d'armes et de munitions de la part de son beau-frère pour dissimuler dans sa cour d'habitation.

 Pour le commissaire de gouvernement, Alioune Zanré, ce dernier savait bel et bien que ce sont des armes au moment du transport et de la dissimulation. Accusation que réfute l'avocat de M. Guira, qui a demandé la comparution du beau-frère en question, Cheick Ouédraogo, allias « Aladji », lui aussi inculpé dans l'affaire.

Après cette dernière comparution, l'audience a été suspendue pour reprendre ce mardi 10 janvier 2017. Ladite audience s'avère décisive car au cours de ce jour, comparaitra les deux derniers inculpés dont le cerveau présumé, Madi Ouédraogo, et le témoignage de deux témoins cités par les conseils des prévenus. Un dernier témoin, le troisième en principe, cité par Me Christophe Birba, avocat de la défense ne pourra cependant pas passer à la barre car étant en mission au Mali.

Le président du tribunal a indiqué qu'il est donc difficile pour lui de faire entendre ledit témoin du nom de caporal Claude Ido.  Il serait celui qui aurait enregistré l'une des réunions tenues au domicile de Madi Ouédraogo. L'avocat a donc dit prendre acte de cet avis du tribunal mais selon lui, le témoignage de ce dernier s'avérait pourtant capital.

Pour l'un des Conseils, Me Ollo Larousse Hien, à travers ces comparutions, il est clairement établi que le parquet ne dispose pas de preuves matérielles pour inculper leurs clients.

« En réalité le parquet militaire n'a pas assez d'éléments contre nos clients. Ce qui est regrettable c'est la manière dont les choses se sont passées en enquête préliminaire. La majeure partie des accusés disent qu’en enquête préliminaire, ils ont eu des problèmes avec les Officiers de police judiciaire. Je crois que cela n'est pas intéressant (...) Il faut que les OPJ apprennent justement que lorsqu’ils ont en face d'eux quelqu’un qui est présumé innocent, leur travail c'est de les écouter simplement et d’établir les procès-verbaux et de rendre compte, c’est tout », a laissé entendre l’avocat à l’issue de l’audience.

En effet,  au cours des comparutions du jour, la totalité des inculpés ont réfuté les procès-verbaux établis par les gendarmes en charge des investigations préliminaires. 

Dimitri Kaboré

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