Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: Le Premier ministre, Christophe Dabiré, effectue, les 14 et 15 février 2020, une visite officielle dans la région du Sud-Ouest. 
Yagha: un Pasteur et des membres de sa famille -dont ses enfants- exécutés ce 13 février 2020  par des hommes armés non identifiés. 
Fada N'Gourma : 8 assaillants abattus et un autre capturé le 10 février 2020 dans l'attaque contre le poste de gendarmerie de Tanwalbougou.
Chine: le nombre de personnes contaminées par le coronavirus a dépassé 20 400, le virus a tué 425 personnes.  
USA: Le célèbre basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère. Il était âgé de 41 ans.
Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso

POLITIQUE

Djibril Bassolé, 84e et dernier inculpé dans le dossier du putsch manqué a été appelé à la barre du tribunal militaire le mercredi 20 décembre dernier. L’ancien ministre des Affaires étrangères a plaidé non coupable. Son interrogatoire est entré dans le vif du sujet au cours de l'audience de ce vendredi 21 décembre 2018.

Poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, trahison, meurtre et coups et blessures volontaires, Djibril Bassolé a nié les faits à lui reprochés. L’accusé a affirmé n’avoir jamais apporté une aide quelconque au Général Diendéré car n’étant pas informé d’un coup d’Etat. Pour lui, il s’agissait d’une énième crise au sein du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). « Lui même n’avait pas besoin d’une quelconque aide. Nous sommes promotionnaires. S’il avait dans son agenda de perpétrer un coup d’État, il m’aurait informé », tels sont ses propos rapporté par lefaso.net.

Sur la question de l’existence de clans au sein du RSP, il a botté en touche tout en expliquant qu’il n’a jamais fonctionné sur la base de clan et qu’il n’avait que des amitiés au sein de la police, de la gendarmerie et du RSP.

Répondant à la question de savoir s’il avait échangé des appels téléphoniques avec Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, le général Bassolé répondra par l’affirmative.  « Avec Guillaume Soro, d’abord d’une manière générale, nous nous appelons régulièrement lorsqu’il y a une situation en Côte d’Ivoire ou au Burkina. On échange sur ce qu’il faut faire pour trouver la solution » a-t-il expliqué, toujours rapporté par lefaso.net.

Notons qu’un présumé appel téléphonique avec Guillaume Soro incrimine le sieur Bassolé. Cette pièce qui avait fuité sur les réseaux sociaux a été reversée sur le dossier et constituerait l’un des principaux éléments à charge contre Djibril Bassolé. L’intéressé a toujours réfuté le contenu de ces écoutes car selon lui, ces écoutes ont été « fabriquées » et « manipulées ».

C’est d’ailleurs à cet effet que ses conseils avaient déposé une requête le mercredi 21 décembre dernier. Cette requête demandait au tribunal de surseoir au jugement, le temps que le tribunal de grande instance de Ouagadougou se prononce sur les requêtes de faux introduit contre trois pièces du dossier à savoir deux rapports d’expertises des écoutes téléphoniques et d’une prestation de serment.  Le tribunal militaire qui a délibéré sur la saisine ce vendredi 21 décembre a débouté les plaignants, ce qui permet la poursuite du jugement.

Après les questions du tribunal, l’audience a été suspendue sur demande du bâtonnier afin de permettre aux avocats de participer à une réunion dans l’après midi de ce vendredi. L’interrogatoire de Bassolé se poursuivra le lundi 7 janvier 2019, certainement avec les questions du parquet militaire.

 

 

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