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Burkina: une performance globale de 63,3% enregistrée par les structures du Premier ministère en 2018
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Justice: les greffiers burkinabè suspendent leur «mouvement d’humeur» enclenché depuis près d'un mois

POLITIQUE

Ce 31 octobre 2018 marque jour pour jour, le 4è anniversaire de l’insurrection populaire au Burkina. Laquelle insurrection sur fond de lutte pour la justice, la liberté et pour le bien-être social, a chassé l’ancien régime du pouvoir. En ce jour mémorable, une coalition de 18 Organisations de la société civile, sous la houlette du Mouvement burkinabè des droits humains et des peuples (MBDHP) a battu le macadam à travers les rues de Ouagadougou pour réclamer justice pour les martyrs de cette insurrection.


La commémoration de ce 4è anniversaire de l’insurrection populaire se tient dans un contexte marqué selon les marcheurs, par la faillite du pouvoir du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP). Chrysogone Zougmoré, président du Mouvement burkinabè des droits humains et du peuple (MBDHP), n’y va pas du dos de la cuillère pour fustiger le pouvoir en place. Pour lui, il semble qu’il soit née une nouvelle race d’individus s’étant autoproclamés de livreurs attitrés de certificats de participation à l’insurrection populaire d’octobre 2014. «Ils oublient de dire que l’insurrection populaire de 2014 est l’aboutissement de décennies de lutte du peuple burkinabè, conduit et menée par des organisations combatives de la société civile. Et pendant que nous luttions, eux ils étaient aux côtés de Blaise Compaoré collé et serré en érigeant des zones rouges», fait remarquer M. Zougmoré. Il indique d’ailleurs que le peuple burkinabè n’a aucune leçon à recevoir de certains dirigeants actuel.

C’est donc dans ce contexte que le pouvoir du MPP appelle à l’union sacrée. Mais pour Elie Tarpaga, porte-parole des marcheurs, au-delà des émotions et des inquiétudes des populations, on ne peut s’empêcher de poser des questions tout aussi légitimes. Notamment l’union sacrée entre qui ? Pour quoi faire ? La réconciliation nationale avec qui ? A quelles conditions ? L’union sacrée avec ceux qui ont assassiné lors de l’insurrection populaire et du putsch contre-révolutionnaire ? L’union sacrée avec ceux qui, au vu et au su de tous, ont soutenu et continuent de soutenir les groupes terroristes ? La réconciliation nationale avec les fossoyeurs de l’économie, les voleurs de parcelles, les détourneurs de deniers publics, les destructeurs de l’école et de la santé, les destructeurs des emplois auxquels aspirent la jeunesse patriotique ? A ces interrogations, M. Tarpaga et les marcheurs diront «Non». Pour lui donc, tous les auteurs des crimes de sang et des crimes économiques doivent rendre compte au peuple burkinabè.

Criminalisation de l’insurrection

Selon Elie Tarpaga, le pouvoir MPP et alliés ont «criminalisés l’insurrection dans le nouveau code pénal.» «L’article 314-1 prévoit même une peine de prison à vie pour quiconque participe à une insurrection», révèle-t-il. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, M. Tarpaga annonce que la prochaine insurrection du peuple déçu n’épargnera aucun clan. Il conclut que la crise socio-économique, politique et sécuritaire actuelle, est une crise «révolutionnaire» et que la solution ne peut être que «révolutionnaire.» Les marcheurs estiment donc que le peuple burkinabè doit poursuivre sa marche vers ce bond en avant, vu que le changement pour lequel il s’est battu n’a pas eu lieu. Ils invitent les uns et les autres à une mobilisation générale et à un resserrement dans leurs rangs.

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