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Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

POLITIQUE

Les ministres en charge des Affaires étrangères, de la Défense, et de la Sécurité du Bénin, du Niger, du Togo et du Burkina Faso ont été reçus en audience en fin d’après-midi par le président du Faso.

Ils sont venus faire le point de leur rencontre tenue aujourd’hui même à Ouagadougou autour de la sécurité transfrontalière dans un contexte marqué par des attaques terroristes aux frontières du Burkina Faso avec le Bénin, le Togo et le Niger.

«Les chefs d’Etat de ces quatre pays ont souhaité qu’il y ait des actions concertées, des opérations conjointes à ces frontières pour endiguer la menace terroriste qui est dans cette région en ce qui concerne la partie du Burkina», a déclaré Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso.

C’est la raison pour laquelle selon lui, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité se sont réunis en vue de mener la réflexion sur les stratégies à employer dans le combat contre le terrorisme.

Il s’agit de voir «comment coopérer pas seulement à un niveau supérieur entre Etats, mais au niveau des frontières, les compagnies de gendarmerie ou les commissariats de police de part et d’autre des frontières, au niveau des postes de sécurité des frontières, pour contenir cette menace», a ajouté Alpha Barry.

Et pour le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien A. Agbénonci, «lorsqu’il y a une action terroriste à Ouaga ou au Niger, nous le ressentons fortement. Nos peuples sont très proches, les espaces sont contigus. Au-delà de la sympathie et de la solidarité que nous exprimons, nous essayons aussi de prendre des dispositions».

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, lui, a rappelé qu’«ensemble, nous avons un espace commun. Et les terroristes veulent en faire leur sanctuaire et à partir de ce moment, ils peuvent attaquer n’importe quel pays. Nous sommes tous et de la même manière concernés». 

Il s’agit là donc de mutualiser les moyens et anticiper, selon le ministre de l’intérieur du Bénin, Lafia Sacca qui a évoqué la difficulté de maîtrise de cette zone frontalière au regard de la forêt qui la caractérise.

Direction de la communication de la présidence du Faso

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