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POLITIQUE

L’opposition politique burkinabè a tenu son point de presse hebdomadaire ce mardi 16 octobre 2018 à son siège. A l’ordre du jour, la crise à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la plate-forme d’enrôlement des électeurs et « les marches-meetings organisées par le MPP ».

La crise interne qui oppose le président de la Ceni, Newton Ahmed Barry et les cinq commissaires de l’opposition a refait surface lors des échanges. Les conférenciers, de prime à bord, se gardant d’entrée dans le fond des débats, ont  affirmé  que les commissaires de l’opposition étaient les mieux placés pour en parler avec moult détails. «Cependant, les faits tels que décrits dans le mémorandum de nos commissaires indiquent que le président de la Ceni gère seul l’institution et prend des décisions qui outrepassent ses prérogatives» a indiqué le président de la Nafa, Mamadou Dicko. 

Pour l’opposition politique, ce sont « les graves positions » défendues par M. Barry au sujet de la plate-forme d’enrôlement et des documents de votes qui inquiètent le plus. Par ailleurs, elle regrette que celui-ci fasse de la plateforme une affaire d’honneur personnel. 

De la plateforme d’enrôlement, les conférenciers se posent la question de savoir quel est le problème avec les anciennes dispositions pour que le président de la Ceni veuille les changer. Ils crient de ce fait à une possibilité de fraude au niveau de  l’Office national d’identification (Oni).  «Qui manipule le fichier électoral, manipule l’élection et peut tripatouiller les résultats.  Par exemple, si une localité enregistre 200 000  individus qui ont fait établir leur Cnib, l’Oni peut décider pour une raison ou pour une autre de  transférer à la Ceni  que des données de 10 000 personnes. La Ceni n’a aucun moyen de contrôle et ne peut qu’enrôler ces 10 000» a expliqué le président de la Nafa.

Et Amadou Diemdioda Dicko, 4ème vice-président de l’UPC d’ajouter que, «l’arrimage entre la Ceni et l’Oni pose un problème». «Qui peut vérifier leurs informations ? Personne», s’interroge-t-il. De ce fait, toute l’opposition soutient ses cinq commissaires dans leur lutte pour un processus électoral crédible et impartiale. 

Suite à la marche-meeting des forces vives sous l’égide de l’opposition politique et à l’appel qui a  été lancé à cette occasion de soutenir les FDS, une quête de  plus d’un million de F Cfa a déjà été collectée auprès des députés de l’opposition, selon les conférenciers et elle continue. Ils ont saisi l’occasion pour dénoncer le soutien aux autorités en place qui est ressorti  lors des marches organisées par « le MPP ». «Cela voudrait dire que les manifestants appellent au maintien des ministres incompétents en charge de la Sécurité et de la Défense dont le limogeage a été réclamé lors de la marche meeting des forces vives de la nation le 29 septembre dernier» regrette Mamadou Dicko, président de la Nafa tout en félicitant leur collecte de 5 millions à Bobo-Dioulasso pour l’effort de guerre. 

 

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