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Chine-Burkina: «L’exportation des produits burkinabè vers  le marché chinois a augmenté de 300%» 
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Burkina: une performance globale de 63,3% enregistrée par les structures du Premier ministère en 2018
RCA: 34 personnes tuées dans des attaques du groupe armé 3R
Education: les syndicats de l’éducation lèvent leur mot d’ordre de boycott 
Justice: les greffiers burkinabè suspendent leur «mouvement d’humeur» enclenché depuis près d'un mois

POLITIQUE

Face aux remous dans l’administration et au sein de certaines organisations en charge de la gestion des élections (OGE) en Afrique, l’association des Compétences électorales africaines (CEA) est née de la volonté commune d’administrateurs experts électoraux de fédérer leurs expériences afin de travailler pour la réussite des processus  électoraux au niveau du continent. L’association a été présentée à la presse ce  mercredi 3 octobre 2018 à Ouagadougou.

L’association des Compétences électorales africaines (CEA) a été créée en 2016 avec pour devise «réussir avec professionnalisme les élections en Afrique». Selon le président Adam Régis Zougmoré, les mouvements de remous dans les administrations émanent pour la plupart de la non maîtrise du droit électoral, de la révision des cadres légaux des pays sans concertation préalable, de l’instabilité de l’environnement sociopolitique des pays et de la volonté affichée des politiques de colorer des principes démocratiques. 

D’où, l’objectif principal de cette association qui est de promouvoir la démocratie et l’état des droits en Afrique à travers l’organisation réussie des scrutins. Pour M. Zougmoré, il faudrait aider la Ceni du Burkina, à jouer sa partition, qui est au cœur d’une polémique interne et fait objet de débats tous azimuts.  «Véritablement, nous sommes face à une situation critique de notre processus électoral. Il faut que les acteurs assument franchement leurs rôles sans confusion de cadre et sous un serment solennel proclamé et intériorisé» a-t-il ajouté. 

De ce fait, les membres des CEA ont jugé judicieux de rappeler à toutes les parties prenantes, à l’opinion nationale et internationale les critères d’une élection libre et équitable.il s’agit, entre autres, des élections régulières et périodiques, du suffrage universel, de la gestion des élections par une organisation indépendante et impartiale, de la liberté d’expression et des médias et d’un processus de vote facile à comprendre. Concernant le vote des Burkinabè de l’étranger, le président de l’association des CEA juge nécessaire, qu’au-delà des débats sur la qualité des documents d’identification, il conviendrait pour tous de créer des conditions pour des votes apaisés.  C’est-à-dire : «prendre des dispositions pour garantir la droit de voter sans discrimination, le droit de tout citoyen éligible de se faire inscrire comme électeur sous réserve des motifs de disqualification, entre autres». 

Et le vice-président des CEA, Prosper Wilfried Bako, d’appuyer que, «cela fait deux ans et demi que les commissaires de la  Ceni sont installés, ils ont reçu des formations pour être mis dans le bain du processus électoral.» L’occasion a donc été saisie pour interpeller les commissaires de la Ceni à disposer d’une compréhension des stratégies visant à renforcer le développement démocratique.

Ce regroupement dont le siège est à Ouagadougou au Burkina Faso  est représenté dans huit pays. Il s’agit du Burkina, du Sénégal, de la Tunisie, de la République démocratique du Congo, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo. L’association sera bientôt représentée au Mali et au Niger pour, aux dires des membres de ladite association, accroître  la puissance consultative de l’organisation et augmenter ainsi le nombre des points focaux pays. 

 

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