Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

POLITIQUE

L’audience solennelle de la rentrée judiciaire 2018-2019 a eu lieu ce lundi 1er octobre 2018 à Ouagadougou. La cérémonie officielle d’entrée a été placée sous le très haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. 

Placée sous le thème «la responsabilité pour faute et la responsabilité sans faute de l’Etat», cette rentrée judiciaire fixée le 1er octobre de chaque année, marque la rentrée de toutes les juridictions sur toute l’étendue du Burkina Faso.

Pour le premier président du Conseil d’Etat, Souleymane Coulibaly, ce thème est d’un intérêt capital pour le justiciable car, il permet au justiciable d’être mieux indemniser. «C’est-à-dire que, le thème montre comment le juge administratif ne demande pas beaucoup au justiciable de démontrer si l’Etat a commis une faute. C’est pourquoi, il y a une  partie du thème qui s’intitule ‘’responsabilité sans faute’’ et cela permet de dédommager facilement les justiciables» a expliqué M. Coulibaly.

Par exemple, développe-t-il,  «si l’Etat accorde une autorisation de rassemblement et dans le groupe quelqu’un est victime d’un dommage, à la demande du juge, il revient à l’administration de l’indemniser car c’est elle qui a autorisé cette manifestation sans avoir pris les dispositions de sécurité nécessaire. Ceci est un exemple qui permet au justiciable de  n’avoir pas à démontrer la faute de l’administration». A l’écouter, l’administration est la puissance publique qui a accepté de se ramener au niveau du justiciable pour mieux indemniser les administrés.  «C’est cela l’Etat de droit »  affirme le premier président du Conseil d’Etat. 

Selon ses explications, l’Etat est «puissant» et peux refuser d’indemniser mais qui se soumet à la décision de justice et se comporte comme un citoyen lambda. Pour M. Coulibaly, la majeure partie de la population ne maîtrise pas le fonctionnement réel de la justice sauf celle qui a des dossiers dans les juridictions. C’est pourquoi, souligne-t-il, des campagnes de sensibilisation sont menées à travers toutes les régions du pays afin de faire comprendre à la population la nécessité de saisir les juridictions en cas de conflits en lieu et place de chercher à les régler à l’amiable.

Il est à noter que la rentrée judiciaire des juridictions est une tradition qui remonte depuis le 14ème  siècle dont le premier discours a été prononcé par le cardinal de Bauvet en France. C’est une occasion qui permet à la famille judiciaire de se retrouver autour d’un thème technique ou d’actualité pour s’exhorter à mieux faire le travail  pour l’année débutante.   L’audience solennelle de rentrée judiciaire est effective sur toute l’étendue du Burkina Faso. Elle est unique et est organisée par la Cour de cassation, la Cour des comptes et le Conseil d’Etat.

 

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