Aujourd'hui,
URGENT
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   
Niger: 6 Français et 2 Nigériens tuées dimanche par des hommes armés dans la zone de Kouré (sud-ouest du Niger). 
Tapoa: 5 personnes enlevées samedi sur l'axe Fada-Kantchari par des hommes armés ont été retrouvées saines et sauves dimanche. 
Bobo Dioulasso: 850 élèves de l’Enam en formation militaire au Groupement d’instruction des forces armées.
Fada: l’explosion d’un pneu provoque une débandade au marché de bétail. 
Covid-19: les cas confirmés en Afrique dépassent la barre du million. 
Burkina: la Semaine nationale de la culture ne se tiendra pas en 2020 à cause de la Covid-19 (ministre de la Culture).
Liban : au moins quatre Burkinabè blessés dans l'explosion survenue au port de Beyrouth (bilan provisoire). 

POLITIQUE

Dans cette déclaration, Ablassé Ouédraogo, président du parti « le Faso Autrement » décrypte les deux entretiens du président du Faso le week-end dernier où il a fait le point de son mandant à mi-parcours. Pour M. Ouédraogo, le président « a montré aux yeux de ses compatriotes et du monde entier, qu’il n’est pas en phase avec les aspirations de son peuple ». 

Dans sa campagne de communication intensive du week-end dernier en mooré et en français pour faire le point à mi-parcours de son  mandat, Roch Marc Christian KABORE, le Président « je m’engage » a reconnu que le Burkina Faso vivait une situation de morosité, j’allais dire de « Rochosité poignante» et  une grogne sociale qui ont atteint leurs paroxysmes.  Il s’est aussi confessé sur le fait qu’il ne pourra pas éradiquer l’insécurité. Ce qui, toute chose  égale par ailleurs, compromet toute chance de relance économique de notre pays.

Il n’a cessé de réitérer ses supplications à l’endroit des fonctionnaires du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) en grève,  pour  une reprise du travail et  un retour à la table des négociations en même temps qu’il brandit la décision de son  gouvernement de les remplacer par les retraités et les volontaires pour assurer la continuité du service public. Ce qui témoigne des paradoxes flagrants de sa gouvernance et son amateurisme dans la gestion de la fronde sociale.

Le Président KABORE, candidat déjà  déclaré pour 2020, a montré aux yeux de ses compatriotes et du monde entier, qu’il n’est pas en phase avec les aspirations de son peuple. Ainsi, la réconciliation nationale, qui ne semble pas le concerner au même titre que son peuple, est une impérieuse nécessité et un impératif catégorique pour la construction de la Nation. 

Et parler aujourd’hui d’une nouvelle Constitution et d’une cinquième République relève de l’irresponsabilité car notre pays, qui vit bien avec la Constitution en vigueur, a d’autres préoccupations bien plus urgentes et plus importantes. Mieux, il a étalé tout simplement ses faiblesses, son incapacité et son incompétence à relever les défis primordiaux auxquels sont confrontés ses compatriotes. 

N’ayant jamais pu montrer qu’il avait une vision et une stratégie pour la gestion de l’Etat, il a pu confirmer qu’il n’est pas la solution/la réponse mais le véritable problème du Burkina Faso. Sa seule et unique perspective est sa réélection en 2020. Le sort des Burkinabè ainsi que l’avenir du pays ne lui importent guère. 

Ainsi,  avec les piètres performances, dont il semble se satisfaire après deux ans et demi passées à gérer son maintien au pouvoir, il parait évident que le tâtonnement est la seule perspective possible pour lui. C’est pourquoi, en patriote sincère qui aime son pays, le Président KABORE devrait tirer, en son âme et conscience, les conséquences qui s’imposent et prendre la décision idoine qui libérera les Burkinabè. 

 

Ouagadougou, 25  juin 2018

  Dr. Ablassé OUEDRAOGO

Président du Parti Le Faso Autrement

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir