Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: une croissance de 6,5% en moyenne annuelle attendue sur la période 2021-2022, sous l’impulsion du secteur tertiaire (+7,8% et 7,6%
Burkina: le déficit global base engagement se situe à 254,0 milliards de FCFA contre 381,7 milliards de FCFA en 2018 (-33,5%).  
Burkina: 1 598,1 milliards de FCFA  de recettes mobilisés à fin octobre 2019 contre 1 412,0 milliards de FCFA à la même période en 2018 (+1
Burkina : l’activité économique enregistre pour 2019 une croissance de 6,0% contre 6,8% en 2018 (Conseil des ministres).
Burkina: le gouvernement adopte un décret portant prorogation de la période de révision des listes électorales biométriques au titre de l’a
Burkina: le parti politique "Le Faso Autrement" admis au sein du Réseau Libéral Africain en qualité de membre observateur. 
Burkina: l’opposition politique dénonce "l’activisme politique" du Médiateur du Faso et interpelle le chef de l'Etat. 
Burkina: les agents des péages annoncent une grève du 27 février au 1er mars 2020. 
Burkina: plus d’un milliard de dollars, c’est le montant que la Banque mondiale entend apporter pour soutenir les efforts de développement.
Burkina: la Banque mondiale accorde une enveloppe supplémentaire de 700 millions de dollars pour faire face au défi sécuritaire.   

POLITIQUE

Au lendemain de l’opération menée à Ragnongo par l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale, permettant de démanteler un présumé groupe terroriste, le Procureur du Faso s’est prononcé sur l’état d’avancement de l’enquête ouverte aussitôt sur cette affaire. Selon Maïza Sérémé, le cerveau du groupe était de nationalité burkinabè et il répondait au nom d’Abdoulaye Sawadogo alias Abdallah.

C’est une équipe de quatre individus retranchés dans une villa  depuis le 10 mai dernier, située au quartier Ragnongo, dans l’arrondissement 11 de la ville de Ouagadougou, qui est tombée dans les filets des forces de défense et de sécurité.  Dès les premières heures de l’enquête, les renseignements obtenus ont permis d’identifier les supposés assaillants. Ce sont les Burkinabè Abdoulaye Sawadogo, alias « Abdallah », Youssouf Ouédraogo et le Malien Malick Sandra, tous abattus. Le quatrième, qui a été interpellé est de nationalité malienne et répondrait au nom de Mohamed Cissé.

« installer le Djihad au Burkina »

Ce commando à en croire Maïza Sérémé, envisageait une attaque prévue pour le mois de juin 2018 contre des « cibles importantes », à Ouagadougou.  Dans son intervention, le procureur du Faso, a fait savoir que « le cerveau présumé du groupe, Abdoulaye Sawadogo est impliqué dans l’attaque de la Brigade territoriale de gendarmerie de Samorougouan du 9 octobre 2015. (…) L’enquête révèle également un lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques terroristes du 2 mars 2018. Ils appartiendraient au même groupe terroriste (Al Mourabitoun, un des groupes terroristes composant le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (Nusrat al-Islam Wal-Muslim)».

Toutefois, il est ressorti au cours de cette conférence de presse, que le nommé « Abdallah » opérait des recrutements et avait pour ambition d’installer le djihad au Burkina Faso. Avec ses compagnons, ils ont occupé la villa après avoir « payé trois (3) mois de loyer cash soit 150.000 F CFA. Ils vivaient de façon renfermée tout en évitant tout contact avec les voisins », a laissé entendre Maïza Sérémé.

C’est grâce aux informations des différents services de renseignements qu’ils ont pu être pistés. Et le scénario de leur interpellation a été le suivant : « Une opération d’interpellation a été organisée dans la nuit du 21 au 22 mai 2018 et exécutée par l’Unité Spéciale d’Intervention de la gendarmerie nationale. Les individus, qui étaient au nombre de quatre retranchés dans leur maison, ont refusé d’ouvrir leur porte après sommation ; au contraire, ils ont directement ouvert le feu. Il s’en est suivi des échanges de tirs nourris entre les éléments de l’USIGN et les occupants de la cour, qui ont duré jusqu’au petit matin avec un bilan de trois assaillants abattus, un capturé, un décès des suites de blessures du Maréchal des logis-chef Ouédraogo François de Salle de l’USIGN et six blessés dont quatre  gendarmes et deux civils ».

Un arsenal de guerre retrouvé

Et c’est à l’issue de cette opération, que l’enquête a été ouverte pour flagrance, association de malfaiteurs terroristes, assassinats, tentative d’assassinats, vols aggravés, détention illégale d’armes à feu et de munitions le tout en relation avec une entreprise terroriste et pour financement du terrorisme. 

Les Constatations matérielles sur les lieux à en croire Maïza Sérémé ont permis de découvrir  deux fusils de type AK47, un fusil mitrailleur PKMS, deux pistolets automatiques, un  revolver, mille quatre-vingt-dix-sept 1097 cartouches de 7,62 et 9 mm, 28 chargeurs pour fusil AK47, des pains plastiques, des clous, des cordons détonants, des détonateurs, des grenades, des tenues militaires de l’armée burkinabè et de l’armée française, des appareils et du matériel de communication. 

Aussi, plusieurs plaques d’immatriculation, un véhicule de marque Nissan Alméira du même modèle que celui utilisé contre l’Etat-major Général des Armées le 2 mars 2018 ont été également découverts.

 

 

 

 

 

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