Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: 65 partis politiques soutiennent la candidature du président Roch Kaboré, selon le MPP, parti au pouvoir. 
Elections 2020: la date limite de dépôt le 22 septembre pour les législatives et le 2 octobre pour la présidentielle au Burkina.
Burkina: Ouaga enregistre 541 266 candidatures, soit 41,95% du nombre total pour les concours directs de la Fonction publique/2020.
Burkina: 1 290 142 candidatures enregistrées pour 4 721 postes à pourvoir pour les concours directs de la Fonction publique /2020.
Présidentielle/2020: des jeunes collectent 8 millions de Fcfa pour payer la caution du candidat Roch Marc Christian Kaboré.  
Burkina: l’ancien premier ministre Yacouba Isaac Zida sera investi comme candidat à la présidentielle le 25 septembre.
Burkina: le dialogue avec les groupes armés, une «nécessité humanitaire», selon le CICR.
Justice: le juge des référés ordonne l’interdiction immédiate de l’utilisation de l’identité et du logo du CDP par Mahamadi Kouanda. 
Elections 2020: 1 122 554 nouvelles personnes enrôlées pour un total de 6 492 026 électeurs au Burkina Faso. 
Burkina: 101 civils tués en juillet 2020, dont 39 dans la région du Sahel, 22 à l’Est, 19 au Nord, selon l'ONG Crisis Group. 

POLITIQUE

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a animé une conférence de presse ce jeudi 17 mai 2018 à Ouagadougou. Cinq points essentiels étaient à l’ordre du jour de cette rencontre avec la presse. Il s’agit du discours de Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique au Burkina au 7è congrès du parti le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le renouvellement des véhicules du parc automobile de l’Etat, de la fronde sociale et des recrutements dans la fonction publique.


En tant que partis politiques de la majorité, l’APMP dit être satisfaite des résultats de la session ordinaire du comité national de pilotage du Plan national pour le développement économique et social (PNDES). «Les performances enregistrées dans la mise en œuvre du PNDES en 2017 sont simplement éloquentes et porteuses d’une nouvelle espérance pour notre pays malgré un contexte national particulièrement difficile marqué par l’insécurité et gangrené par des grèves et revendications salariales tout azimut», note Vincent Dabilgou, 1er vice-coordonnateur de l’APMP.

Vincent Dabilgou rappelle que le «débat passionné» sur la délocalisation de certains conseils des ministres a fait oublier que le Président Roch Marc Kaboré a été élu sur la base d’un programme politique dans lequel la démocratie participative a été inscrite comme la sève nourricière de la démocratie au Burkina. Et la démocratie participative étant une forme de partage et d’exercice du pouvoir fondée à la fois sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique et la présence de l’exécutif sur le terrain, Vincent Dabilgou estime donc qu’il est de bon aloi que le gouvernement se déplace sur le terrain pour être efficace et efficient. «Quoi de plus normale donc pour un gouvernement démocratiquement élu, que de se retrouver à la base via une délocalisation du conseil des ministres et de créer ainsi, l’opportunité de mesurer de manière directe, les préoccupations des citoyens en vue de pouvoir y répondre plus efficacement. Pourvu que ces conseils des ministres délocalisés obéissent à une périodicité non contraignante et à une logique financière très économique en termes de déplacement et d’organisation pratique sur le terrain», ajoute M. Dabilgou.

Et Ali Badara Ouédraogo, président du Rassemblement des patriotes pour le renouveau (RPR), d’ajouter que «c’est un faux procès qui est fait au gouvernement.» Pour M. Badara, le gouvernement est libre de tenir ses conseils des ministres où il veut. «Dans un contexte pareil fait de famine, d’insécurité lié au terrorisme et autre, on ne peut pas se payer le luxe d’organiser des conseils des ministres de façon pompeuse. Ce n’est pas parce que nous sommes de la majorité présidentielle que nous sommes devenus amnésiques et suffisamment inconscient à tel point que des gens qui ont géré de façon gabégique il n’y a pas longtemps, vienne s’ériger en donneurs de leçon», martèle Ali Badara Ouédraogo. Parce que pour lui, un conseil des ministres qui se tient au Nord du Burkina, est la preuve que le Sahel est toujours bien maitrisé par l’exécutif burkinabè. Toujours dans le même ordre d’idée, Lassané Sawadogo, secrétaire exécutif du Mouvement du peuple pour le progrès (parti au pouvoir), estime que «le gouvernement peut même tenir des conseils des ministres sous les arbres à Bogandé s’il le veut.»

«Le lion de la forêt s’est transformé subitement en baobab»

Sur le discours du CFOP au récent congrès du CDP, Vincent Dabilgou s’étonne du changement brusque de son allié d’hier. «Quel changement ! De lion, Zeph se transforme en caméléon pour tenter d’accéder ainsi à la magistrature suprême», soutient M. Dabilgou. En rappel, Zéphirin Diabré avait indiqué audit congrès du CDP, que «sans vexer qui que ce soit, la scène politique du Burkina compte trois baobabs. Si deux baobabs se mettent ensemble, le troisième est terrassé.» Face à de tels propos, Ali Badara Ouédraogo estime avoir peur de Zéphirin Diabré. «Nous avons peur de Zéphirin Diabré pour lui-même parce pour l’ensemble de l’œuvre de l’homme, s’il est devenu un torchon politiquement et est en panne de publicité, il vaut mieux pour lui de quitter la scène politique. Parce qu’on finit de perdre sa dignité en allant de compromission en compromission en allant s’allier avec le CDP. Donc nous avons peur d’un lion qui était soi-disant le roi de la forêt et qui se transforme subitement en baobab», martèle le président du RPR qui estime que Zeph a été avocat du CDP plus que le CDP lui-même.    

Du renouvellement des véhicules du parc automobile de l’Etat, l’APMP estime que ce renouvellement s’inscrit dans un processus animé par le souci d’efficacité des institutions de la République et non par un quelconque goût du luxe. De la fronde sociale, les conférenciers avouent qu’il ne peut venir à l’idée du gouvernement et de la majorité présidentielle, de remettre en cause le droit de grève. Cependant, l’APMP estime qu’il faut craindre à juste titre que des luttes sous le couvert du manteau syndical, servent des desseins inavoués et inavouables, participant d’une volonté délibérée de déstabilisation du pouvoir en place.

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