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Burkina: un citoyen canadien a été enlevé sur un site d’exploration minière situé dans la pronvince du Yagha (Région du Sahel)
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Justice: la CPI acquitte Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et exige leur libération immédiate
Ouagadougou: un mort dans une explosion dans une villa contenant des substances explosives au quartier Silmiyiri (arrondissement 9)
Football: Salitas FC a été battu (1-0) par Al Nasr de Benghazi au match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération

POLITIQUE

Après plusieurs mois de lutte pour l’achat des déchets plastiques qu’ils collectent auprès des populations, les membres de l’Association professionnelles des entreprises de valorisation des déchets plastiques et de la ferraille (APVA) sont revenus à la charge ce mardi 15 mai 2018 à travers une conférence de presse. Cette fois, c’était pour dénoncer le blocage administratif par le ministère du Commerce de l’implantation d’une unité de traitement des déchets plastiques en carburant à Ouagadougou.


Selon Yacouba Belemviré, c’est en 2016 qu’un partenaire burkinabè a contacté l’APVA pour l’obtention des autorisations devant aboutir à la création d’une usine de transformation des déchets plastiques en carburant. La première étape qui était d’obtenir les documents nécessaires au ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique aurait abouti. Mais aux dernières nouvelles, l’association dit être surprise d’apprendre que le projet n’a pas reçu quitus du ministère du Commerce pour son implantation. Pourtant, l’usine en question devrait absorber au moins 50 tonnes/jour soit 18250 tonnes/ans et devrait créer 242 emplois directs et au moins 10.000 emplois indirects au profit des acteurs que nous sommes, explique les conférenciers.

«Il s’agit d’une unité semi mécanisée de recyclage de déchets plastiques et des huiles usées transformés en carburant diesel et en essence. Pour un investissement de près de 11 milliards francs CFA, l’unité aura une capacité de traitement de 50 tonnes par jour pour un chiffre d’affaire d’environ neuf milliards francs CFA. En plus, ce projet entre en droite ligne avec les axes 2 et 3 du PNDES notamment dans ses volets promotion de la recherche, l’innovation au service de la transformation structurelle de l’économie, de la promotion de l’emploi décent pour tous et pour les jeunes et l’amélioration du cadre de vie», fait remarquer Yacouba Belemviré, président de l’APVA.

Mais ce qui étonne les conférenciers, c’est le vide juridique existant dans ce secteur et qui est avancé comme argument pour le refus de l’implantation de ladite unité par les responsables du ministère du Commerce. En effet selon M. Belemviré, le ministère aurait dit qu’il lui était impossible de donner son accord à cause de l’inexistence d’un cadre juridique approprié pour ce secteur d’activité. «L’actuel ministre du Commerce, Harouna Kaboré fait d’énormes efforts pour la réhabilitation des usines en souffrance. Le PNDES n’a-t-il pas réfléchi aux questions de vide juridique et des procédés pour accélérer les procédures dans ce cas de figures ?», s’interroge M. Belemviré. Pour lui, l’Etat pouvait autoriser l’implantation de l’usine en attendant la mise en place de ce cadre juridique si tant est que la bonne volonté y est.

Alors que ce même projet aurait été accueilli favorablement par les autorités maliennes qui n’attendent que le démarrage des travaux, Yacouba Belemviré martèle que «si nos autorités ne se montrent pas plus flexibles, plus entreprenants et plus esprit PNDES, le Burkina va perdre ce énième projet au profit d’un autre pays voisin plus pragmatique.» L’APVA implore donc le chef de l’Etat, Roch Marc Kaboré, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et l’ensemble du gouvernement burkinabè à tout mettre en œuvre pour ne pas perdre ce projet qu’elle qualifie de porteuse.

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