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Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

POLITIQUE

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 devait aborder le fond du dossier avec le début de l’interrogatoire des accusés le 6 avril dernier. Mais sitôt ouverte, l’audience a été  suspendue et renvoyée au 9 mai prochain, le temps de permettre au bâtonnier de l’ordre des avocats de commettre d’office d’autres avocats pour défendre les accusés dont les conseils se sont déportés. Ce vendredi 27 avril 2018, un collectif de 8 associations de la société civile à travers une conférence de presse, exige que le procès soit conduit à son terme, mais aussi, qu’il soit retransmis en direct sur les antennes de la télévision nationale.


Pour le collectif, deux mois après l’ouverture de ce procès tant attendu, l’on assiste à des querelles de procédures à n’en pas finir, ponctuées de suspensions, de reports et autres déports, «comme si l’on voulait en rajouter à la peine des familles endeuillées et des centaines de blessés encore meurtris dans leurs chairs.» Dans un climat social déjà suffisamment tendu, ledit collectif estime, que la sagesse voudrait que l’on n’en rajoute pas aux frustrations et à la colère diffuse du peuple, en quête de vérité et de justice.

«Si notre attachement au respect des règles et principes, nécessaire et indispensable à une bonne administration de la justice en général et à une bonne conduite du présent procès en particulier demeure constant, il serait toutefois inadmissible et inacceptable que, sous le prétexte du fameux principe selon lequel, la forme tient le fond en l’état, l’on vienne à suspendre sine die ce procès historique et tant attendu, ce qui pourrait mettre sérieusement en péril la paix sociale», prévient Chrysogone Zougmoré, porte-parole du collectif. Paul Ouangrawa, président de l’Association des blessés du coup d’état manqué va plus loin : «Nous allons lancer un appel au peuple afin de ramener les magistrats à la raison si notre interpellation n’est pas pris en compte.»

Convaincus que la forme dans le déroulé de la procédure, ne saurait dissiper les faits et actes «graves» consécutifs au putsch avorté, le collectif en appelle au sens élevé de responsabilités de l’ensemble des parties, afin que la date du 9 mai scelle la fin des interminables querelles de procédures et marque le véritable départ du jugement au fond de l’affaire dite «ministère public contre le général Gilbert Diendéré et 83 autres.»

Par conséquent, le collectif exige que le procès des présumés putschistes de septembre 2015 soit conduit à son terme avec rigueur et transparence et que toute personne impliquée soit entendue afin que toute la lumière soit faite et que les coupables soient condamnés. Tenant cette exigence de transparence, le collectif demande qu’à sa reprise le 9 mai prochain, que des dispositions soient prises pour une retransmission radiotélévisée du procès.

En rappel, ce collectif est composé du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), l’Association des blessés du coup d’état du 15 septembre 2015 (ABCE 16), Union des familles et des martyrs de l’insurrection populaire UFMIP), le Comité de défense des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP), l’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina (ODJ), l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) et Rasalao-BF (structure de lutte contre la prolifération des armes légères).

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