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Afrique: 8 millions de personnes en insécurité alimentaire en Afrique de l'ouest (RFI)
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11-Décembre: «Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère» est le thème retenu pour l'édition 2018
Filière coton: le gouvernement burkinabè va injecter plus de 14 milliards de F CFA «pour sauver la filière»
Burkina: le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), revendique l’assassinat du maire de Koutougou 
Culture: La 2e édition des Nuits du Djongo se tiendra du 4 au 6 mai prochain à Pô et à Tiébélé

POLITIQUE

La Coordination des syndicats de la Fonction publique (CSFP) a animé une conférence de presse ce lundi 16 avril 2018 pour se prononcer sur le projet du gouvernement concernant la remise à plat du système des rémunérations des agents de la Fonction publique.

En réaction au lancement officiel le 28 février dernier de la conférence avec la remise d’un document de base sur le diagnostic de la situation et des propositions de solutions aux parties prenantes, l’Unité d’action syndicale (UAS) exprimait des réserves portant sur le format et le contenu de la conférence et a posé la nécessité de termes de références de ladite rencontre.

Dans un rapport en date du 16 mars dernier, la Coordination des syndicats de la Fonction publique a transmis les conclusions de sa réflexion consistant en la non-participation des organisations syndicales au processus tel qu’amorcé par le gouvernement.

La coordination estime qu’au-delà de toute attitude subjective et corporative, le processus envisagé via un format d’une conférence réunissant à la fois le gouvernement, les syndicats et des forces vives de la nation, «ne peut être la voie appropriée pour une discussion sereine et à même d’offrir un cadre convenable de défenses des intérêts des travailleurs ». Selon le porte-parole de la Coordination, Souleymane Badiel, «la décision du gouvernement en créant un tel cadre de discussion ne saurait être la voie indiquée pour corriger convenablement les iniquités entre travailleurs et encore moins d’apporter les réponses justes aux questions de gestions de la richesse nationale».

Pour les conférenciers, l’un des objectif poursuivi par l’Etat, est «d’opposer les travailleurs entre eux, les isoler et leur mettre à dos la population» et que la «foire que veut tenir le gouvernement a pour but de réduire les rémunérations des agents publics de l’Etat conformément aux recommandations de la Banque mondiale et du FMI».

Les organisations syndicales disent n’occulter aucune discussion ni sur le système de rémunération ni sur tout autre sujet qui touche la problématique de la gestion des ressources du pays. Mais, à les entendre, si le gouvernement maintient le contenu des discussions axé sur le système de rémunération des agents publics, il est impératif que le format soit réduit au gouvernement (employeur) et aux organisations syndicales (représentants des travailleurs). «Si le gouvernement opte pour cette alternative, nos organisations syndicales iront dans ce cadre pour en faire une opportunité d’établir une plus grande équité entre les agents publics de l’Etat d’une part et d’autre part la transparence dans la gestion des deniers publics» promet le porte-parole de la Coordination.

Pour ce faire, la Coordination a fait savoir que sa participation à une telle discussion visera entre autres à défendre la détermination des ratios entre les salaires les plus élevés et les salaires bas et la cohésion des travailleurs. 

Elle exigera par ailleurs du gouvernement que les débats portent sur toutes les rémunérations servies au titre de l’Etat notamment les salaires officiels et émoluments non officiels des dignitaires ainsi que les autres aspects du train de vie de l’Etat notamment les fonds spéciaux du président du Faso, du président de l’Assemblée nationale, les missions couteuses à l’intérieur tout comme à l’extérieur du pays.

La Coordination des syndicats de la Fonction publique dit se donner les moyens de défendre la nécessité de développer une Fonction publique de qualité au service du développement du pays. 

 

 

 

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