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Economie: le prix Nobel d'économie a été attribué à la Franco-Américaine Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer

POLITIQUE

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) estime que la mise en œuvre de la politique sanitaire nationale ne parvient pas à apporter des solutions satisfaisantes aux problèmes de santé identifiés et qui assaillent les populations. Le Syntsha tout en dépeignant la situation au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo, au niveau de certaines régions et à l’Office de santé des travailleurs (OST) et de celui du district sanitaire de Pouytenga, dénonce l’attitude «complaisante et partisane» des autorités à tous les niveaux de gestions des structures sanitaires au Burkina.


De la situation au CHU-YO, le Syntsha estime que cet hôpital de référence du Burkina est aujourd’hui l’ombre de lui-même. «En effet, de nos jours, c’est un hôpital qui ne peut pas répondre à ses véritables missions de soins, de formation et de recherche. Dans ce premier CHU du pays, les capacités d’accueil sont dépassées conduisant à hospitaliser les malades surtout en situation d’urgence dans les couloirs et à même le sol. Ce triste constat est un fait quotidien dans tous les services d’urgence médicales, pédiatriques, chirurgicales et gynéco-obstétricales», déplore Pissyamba Ouédraogo, secrétaire général du Syntsha. M. Ouédraogo conclu alors que «les tergiversations du gouvernement face à la situation sont entrain de confirmer la rumeur selon laquelle, il aurait programmé une mort lente de Yalgado puisque déjà, les services de chirurgie viscérale et de stomatologie sont pratiquement à l’arrêt».

De la situation au niveau de certaines régions et à l’OST, le Syntsha cite la longue lutte des travailleurs organisés au sein de sa section du Boulgou pour exiger la bonne gouvernance du Centre hospitalier régional de Tenkodogo ; La dénonciation par la sous-section Syntsha de la mauvaise gestion financière au district sanitaire de Nongremasson à Ouagadougou qui a abouti au relèvement de leurs fonctions des principaux responsables du district sanitaire et le dossier toujours pendant en justice.

A Pouytenga, il ressort que des militants de la sous-section Syntsha ont été réprimés pour avoir critiqué la gestion de l’ex-médecin chef de district par des actions de lutte entièrement conformes aux textes en vigueur en matière de liberté démocratiques et syndicale. En effet, M. Ouédraogo explique que dès sa prise de service, l’ex MCD de Pouytrenga aurait opté pour un modèle de gouvernance répressif et anti-travailleur avec l’appui bienveillant des autorités administratives locales. Cette situation qui a défrayé la chronique constitue selon le Syntsha, est un exemple typique des tracasseries et de la répression dont sont victimes ses structures dans les régions du pays parce qu’elles osent exiger une gouvernance vertueuse des services de santé.

Tout en encourageant l’ensemble de ses sections et sous-sections, le Bureau national du Syntsha dénonce la démission dans les faits du gouvernement à l’égard de la santé des populations. Le syndicat dénonce également les atteintes aux libertés démocratiques et syndicales et l’impunité des auteurs de mauvaise gouvernance des services de santé humaine et animale. Il exige par ailleurs, la prise de mesures diligentes pour un fonctionnement optimum des formations sanitaires du pays dont le CHU-YO et des services des ressources animales et l’arrêt pure et simple des décisions de nomination de nouveaux infirmiers chefs de poste et le maintien des anciens «injustement» relevés de leurs postes pour activités syndicales. Il entend tenir à cet égard, le gouvernement pour seul responsable de la dégradation du climat social dans les secteurs de la santé humaine et animale s’il persiste dans cette attitude. 

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