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Sport: la Burkinabè Marthe Koala a remporté l’heptathlon au meeting des épreuves combinées de Kladno en République Tchèque
Burkina: plus de 315 000 candidats ont débuté ce lundi 18 juin les épreuves écrites du 1er tour du  BEPC
Ouagadougou: le développement du sport et des loisirs au cœur d’un séminaire international à Ouagadougou du 18 au 20 juin

POLITIQUE

Devant les « tergiversations» de l’autorité pour prendre toute la mesure de la détermination des travailleuses, travailleurs et de leur ferme engagement pour la satisfaction conséquente et diligente de la plate-forme revendicative minimale, le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (Syntas) et le Comité CGT-B, décident des actions au nombre desquelles, un arrêt de travail de 96h sur l’ensemble du territoire national pour compter du 24 avril 2018. C’est la substance de la conférence de presse animée par le Syntas ce jeudi 12 avril 2018 à la Bourse du travail de Ouagadougou.


Devant les hommes des médias, Juste Koumara Logobana, secrétaire général du Syntas a d’abord fait la genèse de leur lutte syndicale. En effet rappel M. Logobana, le Syntas s’apprêtait à déposer un préavis de grève et à développer diverses formes de poursuite de la lutte quand est intervenu le changement à la tête du département ministériel.

«Par correspondance en date du 8 février 2018, nos deux structures, en lieu et place d’un préavis de grève, ont interpellé la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal sur les préoccupations urgentes des travailleuse et des travailleurs du département. Le Syntas et le Comité CGT-B dans cette correspondance ont clairement mis en garde contre tout prétexte fallacieux de changement à la tête du ministère aux fins de dévoyer les préoccupations légitimes des travailleurs et les renvoyer aux calendes grecques. Mais hélas, l’autorité est restée muette, méprisante et versatile», explique Juste Logobana.

Les conférenciers font aussi remarquer que même la question de la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires qui a fait l’objet d’un engagement contenu dans le protocole d’accord entre la coordination des syndicats de l’éducation et le gouvernement signé le 27 janvier dernier, est toujours en souffrance et ce, malgré l’échéance d’un mois qui était indiqué pour sa résolution définitive. Le Syntas affirme qu’en dehors de ce point, la plate-forme revendicative est restée sans suite.

Le Syntas entend donc observer un arrêt de travail de 96h sur toute l’étendue du territoire national pour compter du mardi 24 avril 2018 au vendredi 27 avril. Le syndicat menace également d’observer des sit-in dans les Préfectures, les Hauts commissariats, les Gouvernorats et au ministère de la Promotion de la femme, de la Solidarité nationale et de la Famille pour ce qui concerne la région du Centre les 18 et 19 avril ; de suspendre la transmission des rapports d’activités ; de suspendre la transmission des données statistiques (y compris celles destinées aux partenaires) ; de référer aux présidents des tribunaux départementaux ou de grande instance, tous les cas de conflits familiaux, de violences faites aux femmes, de subsides pour enfant, de mariages d’enfants ; de référer aux Préfets ou aux Hauts commissaires, tous les cas d’enfants trouvés, égarés, victimes de violences, maltraités, victimes de traite et de pires formes de travail ; de suspendre la réalisation de toutes les enquêtes sociales ; de suspendre l’appui technique aux organisations féminines ; de suspendre la garde dans les internats d’éducation spécialisée, les services de suite, les centres d’accueil des enfants en difficulté ; de suspendre les sorties de constats en cas de catastrophes et de suspendre l’évaluation formative dans les Centre d’éveil et d’éducation préscolaire.

Si le gouvernement ne répond pas favorablement à l’issue de cette série d’activités, le Syntas entend entreprendre d’autres formes de lutte. «L’Etat est une continuité et il n’y pas de raisons que les préoccupations urgentes des travailleurs connaissent un recul pour le simple fait qu’on ait changé un ministre. Nous n’allons pas nous laisser piéger par les changements à la tête des institutions», conclu M. Logobana.  

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