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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
Brexit: les députés britanniques valident l'accord négocié par Boris Johnson
Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)
Togo: le président Faure Gnassingbé investi candidat par son parti pour la présidentielle du 22 février 2020
Irak: «Plus d'une douzaine de missiles» ont été tirés par l'Iran contre deux bases utilisées par l'armée américaine (Pentagone)

POLITIQUE

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 s’est poursuivi ce mardi 27 mars 2018 avec la vérification de la liste des témoins cités par le parquet militaire et les accusés. Si le parquet désire entendre 43 témoins, le présumé cerveau du putsch Gilbert Diendéré a cité 25 témoins dont le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et Michel Kafando, ancien président de la Transition.

L’audience qui a débuté ce mardi 27 mars 2018 a été consacrée dans la grande partie à la vérification de la liste des témoins cités par les parties. Le parquet militaire, désire entendre 43 personnes comme témoins dont l’expert en sécurité informatique, Younoussa Sanfo. En dehors de ce dernier, des noms pas des moindre : l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo, l’archevêque de Bobo Dioulasso Paul Ouédraogo, les anciens patrons de l’armée, Honoré Nabéré Traoré et Pingrenoma Zagré, l’actuel Chef d’Etat major général des armées, le général Oumarou Sadou, l’ancien patron de la gendarmerie nationale, le Colonel Tuandaba Coulibaly et le président du CDP, Eddie Komboïgo, etc.

Le président du Faso cité comme témoin

Le général Gilbert Diendéré, l’un des principaux accusés, par le biais de ses avocats a énuméré une liste de 25 personnes. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, l’ancien président Michel Kafando, l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida font partie des témoins que souhaite entendre les conseils de Gilbert Diendéré. Des diplomates étrangers sont également cités à savoir, l’ancien ambassadeur de France au Burkina, Gilles Thibaut et Tulinabo Munshingi, ancien ambassadeur des USA au Burkina. Outre ces diplomates, figurent les noms du Mogho Naaba Baongo et du Cardinal Philippe Ouédraogo.

Sur l’ensemble des 25 cités, seuls trois étaient présents dans la salle et ces derniers ont indiqué qu’ils n’ont pas reçu de citation à comparaitre et qu’ils ont appris ladite liste par voie de presse. A ce sujet, les avocats de la défense ont estimé qu’il n’appartient pas à la défense de les informer mais à la gendarmerie et à la force publique conformément à l’article 105 du Code de justice militaire qui stipule que « les citations et notifications aux témoins, prévenus, inculpés, sont faites sans frais par la Gendarmerie ou par tous autres agents de la force publique ». Interprétation erronée selon le procureur militaire et les avocats de la partie civile qui ont indiqué que les Conseils des prévenus devaient le faire par voie d’huissier.

Macky Sall et Mahamoudou Issoufou aussi…

Après la liste du Général Diendéré, Me Thiam, ancien bâtonnier des avocats du Sénégal, également Conseil de trois prévenus (Djibril Bassolé, Léonce Koné et Herman Yaméogo) avance des noms tels ceux des présidents sénégalais et nigériens, Macky Sall et Mahamadou Issoufou. L’ancien président du Bénin, Yayi Bony est cité aussi comme témoin. Le président du tribunal, Seydou Ouédraogo est cité comme témoin par Me Thiam, ce qui n’a pas manqué d’offusquer le parquet militaire et les avocats de la partie civile. Ils estiment que le président du tribunal ne saurait être cité comme témoin surtout qu’il assure la police des débats. Il pouvait être témoin s’il était récusé, ce qui n’est pas le cas actuellement a laissé Me Prospère Farama. La défense tient mordicus en indiquant, qu’il est cité parce qu’il a déjà connu le dossier en tant qu’administrateur et c’est d’ailleurs sur cette base que la défense a souhaité sa récusation.

L’audience a été suspendue pour reprendre le vendredi 30 mars 2018 à 9 heures. A la reprise, le tribunal devra délibérer sur la demande d’annulation de la citation à comparaitre de Djibril Bassolé. Ses avocats estiment que la citation à comparaitre n’indiquait pas devant quel tribunal leur client devait se présenter.

 

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