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Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
Evènement: : les présidents Akufo Addo du Ghana et Issoufou du Niger attendus au Rebranding Africa Forum de Ouagadougou.   
Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
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Ghana: Kofi Annan repose désormais au cimetière militaire d’Accra
Karangasso-Vigué: trois morts et une dizaine de blessés après des affrontements entre Dozo et Koglweogo (RTB)

POLITIQUE

Le candidat à la présidentielle de 2015, Jean Baptiste Toubo Tanam Natama, est décédé ce matin à son domicile à Ouagadougou.

Jean Baptiste Toubo Tanam Natama s’est éteint ce dimanche. Ce colonel de l'armée qui a aussi fait une carrière dans la diplomatie avait seulement 54 ans. Ecrivain, poète et essayiste, M. Natama était très actif sur les réseaux sociaux. Son dernier poste sa page Facebook date d’hier samedi. «L'honnêteté est un cadeau coûteux. Ne vous attendez pas à l'avoir des gens peu valeureux. Agréable week-end à tous», écrivait-il à 9h07.

Il se préparait pour aller recevoir des soins à l'étranger. "J’apprends avec tristesse le décès de Jean-Baptiste Natama, ambassadeur et ancien fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères. Informé par un collègue mercredi de son état de santé et de son souhait de se rendre à l’étranger pour des soins, j’avais, avec mes collaborateurs, promptement confectionné son passeport le même jour. Malheureusement il n’aura pas eu le temps de partir. Paix à son âme ! Mes condoléances à sa famille", a dit le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry sur sa page Facebook. 

Sous la révolution sankariste, l’ancien pensionnaire du Prytanée militaire du Kadiogo s’était illustré en 1985 -alors qu’il avait 21 ans- lors de la seconde guerre opposant le Burkina Faso à un pays voisin.

Ce qui lui avait valu recevoir le 6 février 1986 la médaille d’or du Flambeau de la Révolution (actuel équivalent de Commandeur de l’Ordre National), à titre exceptionnel, «pour bravoure et hauts faits de guerre.»

Puis, il s'était illustré sur d'autres fronts. Titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en stratégie et diplomatie, enseignait pour le compte des Nations unies et de l’Union africaine dans de nombreuses écoles sur le continent et dans le reste du monde.

Il a occupé de hauts  postes comme celui de secrétaire exécutif du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et  de Directeur de cabinet de la présidente de la Commission de l’Union africaine. «La dirigeante Sud-Africaine avait été subjuguée par la vive intelligence au-dessus de la moyenne et l'esprit de synthèse de JB», témoigne Thierry Hot, conseiller spécial du chef de l’Etat, qui a bien connu l’homme. 

«La nomination de JB comme Directeur de cabinet de la Présidente de la commission de l'Union Africaine, était d'abord due à son mérite personnel et à la convergence de vues entre les deux. (…) Mme Zuma l'anglophone, tenait en JB sa perle rare francophone. Sans compter la proximité affective et intellectuelle autour de Thomas Sankara», ajoute-t-il.

En 2015, il a démissionné de son poste à l'UA pour participer en tant que candidat à la course à la présidentielle. Cet acte de candidature répondait à l’appel de sa patrie pour rebâtir une nation prospère et solidaire, expliquait-il. Il précisait que «cette renaissance, c’est celle qui redonnera corps et vie aux valeurs de justice, d’équité, d’intégrité, de discipline, de travail…Cette renaissance, ce sera celle d’une patrie où la vertu n’est plus considérée comme un délit, où la vérité ne flirtera pas incestueusement avec le mensonge, où les contre-valeurs ne seront plus la norme.»

Le candidat Natama avait marqué les esprits en utilisant la subvention accordée par l'Etat aux différents candidats en lice pour la présidentielle pour ériger des salles de classe pour l’école d’Arreel, village situé à une vingtaine de kilomètres de Dori, dans le département de Gorom-Gorom, province de l’Oudalan, région du Sahel, qui était sous paillote.

 

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