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POLITIQUE

Dans cette déclaration, le mouvement le Balai Citoyen estime que les attaques terroristes du 2 mars 2018 est « un projet de restauration du régime déchu de Blaise Compaoré » et qu’elles seraient liées au procès en cours du putsch manqué de septembre 2015. Pour ce faire, il a appelé la jeunesse à la vigilance et à maintenir la veille citoyenne.

"Le vendredi 02 mars 2018, notre pays a été l’objet d’une double attaque terroriste à Ouagadougou. Le triste bilan humain de ces deux attaques coordonnées est de huit soldats Burkinabè tués.

Dans ces moments de profonde tristesse, le Balai Citoyen s’incline devant la mémoire de nos soldats morts en martyrs. Notre mouvement présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés. Notre pensée va également à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité sur tout le territoire national et en particulier à ceux qui sont intervenus à l’Ambassade de France et à l’Etat-major général des Armées pour neutraliser les huit assaillants permettant ainsi de circonscrire le drame.

Les attaques contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina interviennent dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile dans notre sous-région et au Burkina Faso en particulier. Depuis le premier acte terroriste perpétré sur le territoire burkinabè en avril 2015, la menace terroriste n’a pas cessé de se métastaser. Localisés au début dans la partie septentrionale du pays, les terroristes ont régulièrement harcelé nos Forces de défense et de sécurité, détruit des infrastructures sécuritaires, administratives, sociales, tué de nombreux innocents et endeuillé des familles entières. Ces attaques ont porté un coup dur au système éducatif et scolaire dans le Sahel, détérioré le tissu social en semant la peur, la suspicion et l’exode dans plusieurs localités. Avec les moyens parfois limités, nos Forces de défense et de sécurité au péril de leurs vies font face à la situation. Là où de braves soldats sont tombés parfois les armes à la main, d’autres encore plus déterminés ont repris le flambeau.

La dernière attaque en date qui a frappé un endroit hautement stratégique marque une autre étape dans la crise sécuritaire et la menace terroriste dans notre pays. L’attaque de l’Etat-major général des Armée, en pleine journée et le mode opératoire tel que décrit par le procureur du Faso soulève ou renforce à juste titre de sérieux soupçons sur la maitrise de notre système sécuritaire. Au-delà du contexte proche ou lointain, l’actualité dans laquelle cette double attaque a eu lieu interpelle et intrigue plus d’une personne. De nombreux Burkinabè se demandent aujourd’hui si le système sécuritaire lui-même n’est pas infiltré? S’il est infiltré, jusqu’à quel niveau, par qui, pour qui, à quelles fins?

Pour que l’État-major général des armées soit attaqué, les terroristes ont sans doute été bien informés sur leur cible. Les premières informations fournies par l’enquête nous permettent de penser que les terroristes avaient un objectif précis, celui d’anéantir des officiers supérieurs de notre Armée. L’enquête ouverte par le Parquet de Ouagadougou devra nous situer sur les éventuelles complicités. Néanmoins, c’est la première fois que l’opinion publique burkinabè, presque unanimement, suspecte instinctivement une complicité au sein de l’armée dans un attentat.

Dans la même suite, plusieurs Burkinabè se sont posé la question sur le lien entre ces attaques terroristes et le procès du putsch du 16 septembre 2015. Même s’il est difficile d’y répondre avec certitude à ce jour, cette hypothèse n’est pas sans fondement.

L’attaque est intervenue seulement 96 heures après l’ouverture du procès du putsch sanglant de l'ex régiment de la sécurité présidentielle (RSP), lequel a été aussitôt renvoyé. Or, le lien entre les putschistes et les leaders du groupe terroriste qui a opportunément revendiqué l’attentat n’est un secret pour personne. Le Balai citoyen se rappelle que de source officielle, les putschistes s’apprêtaient à activer leurs réseaux terroristes pour contrer la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015.

La stratégie des accusés du putsch est bien connue. Il s’agit de retarder au maximum le procès dans l’espoir qu’un évènement quelconque, disons une catastrophe de quelque nature, survienne en leur faveur.

Pour ceux qui doutent d’un éventuel rapport entre ces attentats et le procès des putschistes, il suffit de lire la déclaration de revendication desdits attentats par le prétendu Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM). On y voit clairement un soutien au régime déchu lorsque ce groupe terroriste rappelle «l’ancienne politique du régime burkinabè qui se distanciait de s’engager dans la lutte des moudjahidin avec la France et ses alliés et n’était pas soumis à des dictées, évitant ainsi de tomber dans un bourbier de sang». Ce passage trahit une complicité manifeste qui n’était d’ailleurs plus un secret pour tous ceux qui voulaient une lecture objective de la menace sécuritaire au Burkina Faso. Cela est-il étonnant quand on sait que le leader de ce groupe terroriste, Iyag Ag Ghali et ses hommes prenaient leurs quartiers à Ouagadougou avec la bienveillante attention de Blaise Compaoré et ses officiers supérieurs ?

L’attaque du 02 mars 2018 s’inscrit donc dans un projet de restauration du régime déchu par l’insurrection du 30 Octobre 2014, cela par la remise en selle de Blaise Compaoré et son clan dont les Généraux Djibril Bassolet et Gilbert Diendéré sont respectivement les bras politique et armé.

Au demeurant, cette attaque terroriste n’est pas la première attaque qui pourrait bénéficier aux pensionnaires de la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA) ainsi qu’à leurs alliés internes et externes.

Notre mouvement et le peuple burkinabè tout entier se souviennent encore des attaques qui ont eu lieu au pont Nazinon et à la poudrière de Yimdi. Toutes ces attaques menées par des militaires burkinabè déserteurs après l’échec du putsch qui a causé la mort de 15 personnes et blessés plusieurs autres, visait un seul but, celui de libérer les Généraux Bassolet et Diendéré incarcérés à la MACA.

Aujourd’hui, après avoir échoué avec des militaires fugitifs, ce sont des entreprises terroristes qui, à visages découverts, reprennent le projet en main.

Le Balai Citoyen suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation politico-juridico-sécuritaire dans notre pays. En tout état de cause, nous appelons les autorités burkinabè à prendre toutes les mesures utiles, pour assurer la tenue et le bon déroulement du procès du putsch. C’est le lieu pour nous de rappeler qu’aucun retour en arrière n’est possible dans la marche de notre nation pour un meilleur avenir.

Dans cette situation aussi difficile que trouble, le Balai Citoyen:

-Réitère son appel à la jeunesse et au peuple burkinabè à maintenir la veille citoyenne et à s’inscrire dans une lutte continue contre toutes les forces obscures internes et externes qui veulent faire payer au peuple son insurrection, sa résistance et son aspiration au changement réel ;

-Appelle les autorités politiques, notamment celles en charge de la sécurité à prendre toute la mesure de la menace sécuritaire sur notre pays et de ce fait à doter les Forces de défense et de sécurité de moyens conséquents à la hauteur du péril qu’elles côtoient à chaque instant;

-Apporte son soutien indéfectible aux FDS où qu’elles soient, elles qui en plus de se battre contre un ennemi non conventionnel doivent également faire face en leur sein à des velléités de traitrise au service de causes abjectes;

-Appelle le peuple à une collaboration optimale et positive avec les FDS dans leurs missionsquotidiennes;

-Appelle les autorités à s’inscrire dans une réelle volonté de changement, au patriotisme et à incarner la souveraineté de notre pays dans les questions de défense et de sécurité nationale ;

 

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul !

La Patrie ou la mort nous vaincrons !

Fait à Ouagadougou, le 09 mars 2018

La Coordination nationale"

 

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