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Brésil: l'ancien président brésilien Michel Temer arrêté dans une enquête anticorruption
Nouvelle-Zélande: le pays interdit la vente de fusils d'assaut et semi-automatiques en réponse à l'attaque de Christchurch qui a fait 50 morts
Mozambique: 15 000 personnes encore menacées après le passage du cyclone Idai
Centrafrique: un accord trouvé entre le pouvoir et les groupes armés
Burkina: des membres du Conseil de sécurité des Nations unies annoncés à Ouagadougou le 24 mars prochain
Cyclisme: Paul Daumont et Awa Bamogo en bronze aux championnats d’Afrique de cyclisme (AIB)
Burkina: les deux enseignants enlevés le 11 mars dernier sur l'axe Djibo-Kongoussi ont été assassinés ce lundi 18 mars
France: le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, accusé de non dénonciation d'actes pédophiles
Kazakhstan: le président Noursoultan Nazarbaïev annonce sa démission après près de 30 ans de pouvoir

POLITIQUE

L'Union nationale des Femmes de l'Union pour le progrès et le changement (UNF/UPC) à travers cette déclaration, apporte sa lecture sur la thématique nationale choisie pour l’édition 2018 de la journée internationale de la Femme qui est : « La participation de la femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspective ».

« Cette année, la commémoration de la journée internationale de la femme (JIF) se déroule dans un contexte marqué par des évènements douloureux liés aux attentats criminels et ignobles que notre pays a vécus le 2 mars 2018. Cette barbarie vient encore endeuiller la nation tout entière avec de nombreuses victimes. L'Union Nationale des Femmes de l'Union pour le Progrès et le Changement (UNF/UPC) présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. 

Cette journée, instituée par les Nations Unies en 1977, offre chaque année aux Etats l'occasion de faire le bilan des avancées en matière de droits des femmes pour leur pleine participation à la vie publique. C'est dans cette dynamique mondiale que notre pays a retenu cette année le thème : "La participation de la femme à la gouvernance : état des lieux défi et perspective". 

La participation des femmes reste très faible dans les postes aussi bien électifs que nominatifs. Même si notre constitution en son article 12 stipule que : " Tous les Burkinabè sans distinction aucune ont le droit de participer à la gestion des affaires de l’Etat et de la société. A ce titre, tous les hommes et femmes sont électeurs et éligibles dans les conditions prévues par la loi. » Malheureusement, cela reste un défi pour la femme burkinabè, car sa participation à la vie publique reste encore en deçà des attentes. 

L'émancipation de la femme n'est pas un acte de solidarité mais une obligation. Il est démontré que la participation de la femme à la vie publique a un impact positif sur la démocratie et le bien- être des populations. Plusieurs facteurs continuent d'entraver la participation des femmes à l'animation de la vie publique. Sont de ceux- là, les pesanteurs socio-culturelles, les violences, l'analphabétisme avec ses corolaires de pauvreté. En dépit de la forte potentialité et du rôle de locomotive de développement reconnu dans notre pays, les femmes se trouvent encore limitées dans l'expression de leurs capacités.

En outre, les actions tendant à son autonomisation n’assurent pas toujours son épanouissement économique. Les différents fonds à vocation de rendre les femmes autonomes les rendent dépendantes, au point qu'elles restent suspendues à ces allocations comparables à des perfusions permanentes. Cette action mal planifiée maintient la femme burkinabè dans une pauvreté endémique qui reste un obstacle majeur à son engagement en politique. Le clientélisme politique exige des moyens financiers que très souvent les femmes ne peuvent pas mobiliser pour conquérir l'électorat.

Il est impératif que les décideurs politiques intègrent d'autres stratégies tant dans les partis politiques qu'au niveau du système électoral, afin d'être en phase avec l'article 12 de la constitution cité plus haut. Certes, la loi sur le quota genre a été votée, mais il faut reconnaitre qu'elle reste insuffisante, car les femmes sont des compléments de liste. Ladite loi ne définit ni le système de quota par circonscription, ni le positionnement des candidats. 

Néanmoins, il faut saluer les efforts de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui a positionné quatre femmes têtes de liste dans quatre provinces, dont trois ont été élues (Kadiogo, Zoundwéogo et Boulkiemdé), et une autre, deuxième sur la liste nationale (qui a également été élue). Ce qui démontre une fois de plus si besoin en était que la place de la femme telle que définie dans les textes du parti et les discours tenus sont en phase avec la réalité sur le terrain. Il revient aux femmes de jouer leur partition en s'engageant véritablement en politique.

La pleine participation ne doit pas seulement être vue sous l'angle électif mais aussi dans les postes de nomination car des intellectuelles femmes, le Burkina en compte de nos jours en qualité et en quantité.

L'UNF/UPC félicite et encourage toutes les femmes élues ou qui occupent des postes de responsabilité, et les exhorte à continuer d'être des modèles pour faciliter l'accès d'autres femmes à la vie publique.

Bonne commémoration à toutes les femmes du Burkina Faso, dans un engagement soutenu  pour plus de résultats.

La Présidente de l'Union Nationale des Femmes de l'UPC

Henriette ZOUMBARE/ZONGO

 

 

 

 

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