Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: Le procès du putsch manqué de 2015 de nouveau renvoyé au 29 juillet, dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel. 
Football: Kamou Malo, précédemment coach de l'USFA, est le nouveau sélectionneur des Etalons (communiqué FBF).  
Nigéria: 37 morts dans les attaques de trois villages dans l’État de Sokoto
Kossovo: le Premier ministre, accusé de crimes de guerre, démissionne de nouveau
CAN 2019: l’Algérie championne d’Afrique pour la 2e fois après 1990 en battant le Sénégal 1  but à 0
Erythrée: l’ancien patriarche de l’Eglise orthodoxe excommunié
Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
Santé: l'OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale
CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France

POLITIQUE

Le 27 février prochain s’ouvre le procès de l’affaire ministère public contre le général Gilbert Diendéré et 83 autres. Si le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et du peuple (MBDHP) qualifie cette programmation de victoire d’étape, il interpelle par ailleurs à la conduite de ce procès avec rigueur et transparence absolue. C’était au cours d’une conférence de presse ce mardi 20 février à son siège à Ouagadougou.


L’annonce officielle du jugement au fond de l’affaire ministère public contre le général Diendéré et 83 autres, apparait aux yeux du MBDHP comme une victoire d’étape dans cette quête populaire de vérité et de justice. Au-delà des ayants-droits des victimes et des blessés, le mouvement estime que ce procès interpelle l’ensemble des démocrates, patriotes et révolutionnaires. Le MBDHP appelle aussi à la plus grande vigilance. «Les vaines agitations et polémiques puériles nées et suscitées ces derniers temps dans certains cercles politiques ne sauraient détourner notre peuple de sa quête de vérité et de justice dans ce procès tant attendu», a fait remarquer Me Chrizogone Zougmoré, président du MBDHP.

De manière ferme, le MBDHP souligne ainsi donc, que tout comme les autres procès de crimes de sang et économiques tant attendus par le peuple burkinabè, le procès des présumés putschistes de septembre 2015, doit être conduit avec rigueur et transparence absolue, et toute personne impliquée entendue, afin que toute la lumière soit faite et que les coupables soient condamnés. Me Zougmoré estime qu’il s’agit là d’un test grandeur nature de crédibilité du système judiciaire burkinabè, de ses acteurs impliqués dans ce procès et de sa capacité à rendre justice au peuple. Et dans le cadre de ce procès, le MBDHP entend interpeller davantage, apporter son assistance aux victimes à travers ses avocats et à faire exécuter les condamnations qui seront prononcées.

Par ailleurs, Me Prospère Farama, l’un des avocats des victimes, estime que la justice ne saurait être sacrifiée sur l’autel d’une quelconque réconciliation ou de compromissions politiciennes «indécentes et ignobles». Et à ceux qui pensent que la justice militaire n’est pas indépendante, l’avocat fait remarquer que c’est le même droit qui est dit dans tous les tribunaux.

El Hadj Aboubacar Yenongo, président de l’association des familles des victimes du putsch manqué de septembre 2015 espère juste que le droit soit dit et ce, au profit des victimes. «Le procès sur l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 a été plusieurs fois reporté. Et c’est justement pourquoi nous inquiets qu’on parte de report en report dans ce procès. Les parents des victimes ont beaucoup de difficultés actuellement et il faut que quelque chose soit fait pour apaiser les cœurs. Moi-même mon petit frère a été victime et il a laissé derrière lui une femme et trois enfants. C’est donc moi qui dois m’occuper des enfants si Dieu me donne une longue vie. Et il y a plusieurs cas comme celui-là. Il y a même le père d’une victime qui est toujours malade et c’est l’association qui le soutien», témoigne El Hadj Yenongo.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Sondage

Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé