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Cameroun: 7 soldats formellement identifiés dans la vidéo d’exécutions de deux femmes et leurs enfants arrêtés (RFI)
RCA:  trois groupes d’ex-Seleka annoncent une alliance au nom de la paix

POLITIQUE

Ce lundi 5 février 2018, Clément Sawadogo s’est vu remettre officiellement « les clés » du ministère de la sécurité. Il venait ainsi à travers cet acte marquant le passage de témoin, d’être investi dans ses nouvelles fonctions, en remplacement de Simon Compaoré.

 A peine installé que Clément Sawadogo, en sa qualité de ministre de la sécurité, entend se mettre à la tâche d’autant plus qu’ « il nous faut relever les défis ». Pour l’atteinte des objectifs, il entend compter sur la « détermination et la cohésion des forces de défense et de sécurité », a-t-il indiqué. En outre, il estime également que cela sera rendu possible à  travers l’union sacrée de tout le peuple burkinabè. Dans la mesure où « la sécurité du peuple appartient au peuple lui-même », justifie-t-il ses propos.

Pour sa part, le ministre sortant Simon Compaoré estime avoir accompli sa mission à la tête de ce département ministériel avec tous les moyens dont il disposait. A cela, selon lui s’ajoute sa bonne volonté, accompagnée de celle des travailleurs qui leur a permis d’avoir quelques succès. Cependant, force est de reconnaître que dans ce domaine-là, « ce qu’on a pu faire ne peut pas égaler ce qui reste à faire. Donc beaucoup de défis restent à faire. Mais nous avons le sentiment d’avoir ouvert des fenêtres de tirs par rapport à la bonne gouvernance », note le ministre d’Etat.  

Au titre du bilan qu’il dresse, M. Compaoré tire satisfaction de son séjour au ministère de la sécurité. « Je suis satisfait, parce que ce qu’on a pu faire, on l’a fait grâce à la mobilisation des femmes et des hommes que compte ce ministère, qui chaque jour apportent leur contribution à l’action du gouvernement », a-t-il laissé entendre. Pour lui, il a été surtout question de remettre les pendules à l’heure. Et cela s’est fait avec notamment des sanctions.

Par ailleurs, des initiatives ont été prises par rapport aux contrôles sur les routes, ainsi qu’en ce qui concerne la recherche des moyens pour résoudre de nombreux problèmes, au niveau du département de la sécurité. Néanmoins Simon Compaoré, ne manque pas d’avouer que « tout cela ça ne suffit pas. On a donné des moyens aux gendarmes, aux policiers, pour le travail qui leur est demandé sur le terrain. Ça ne suffit toujours pas, il faut bien autres choses. Il faut consolider tout cela. Et c’est pourquoi, je pense que le ministre Clément ne va pas chômer parce qu’il y a encore beaucoup à faire ».

A cet effet, Clément Sawadogo dit mesurer l’ampleur de la tâche qui lui est dévolue. Pour ce faire, il s’est tout de suite empressé de lancer un appel aux gendarmes, policiers et militaires déployés en appui à la sécurité « à poursuivre les combats et à redoubler d’ardeur face à la persistance voire l’aggravation des menaces contre notre pays et nos populations par les forces du mal ». Aussi, de façon solennelle, celui-ci a pris l’engagement d’être « un ministre pour la lutte », comme le stipule la feuille de route dont il dispose.

Sachant les moyens limités il confie avoir l’ambition de prêter mains fortes aux soldats comme il pourra, afin que ceux-ci puissent mener à bien leur tâche. « Je sais que vous ne dormez pas, eh bien, je ne dormirai pas moi non plus, je veillerai avec vous ». Ces propos de M. Sawadogo, dénotent de sa ferme conviction à réunir tous les membres de cette « grande famille » autour de la mission qui lui a été assignée.   

 

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