Aujourd'hui,
URGENT
Burkina Faso : Morgan Henry, un sergent-chef de Barkhane retrouvé mort dans son campement le 16 février. Cause inconnue, enquête ouverte. 
Burkina: Le Premier ministre, Christophe Dabiré, effectue, les 14 et 15 février 2020, une visite officielle dans la région du Sud-Ouest. 
Yagha: un Pasteur et des membres de sa famille -dont ses enfants- exécutés ce 13 février 2020  par des hommes armés non identifiés. 
Fada N'Gourma : 8 assaillants abattus et un autre capturé le 10 février 2020 dans l'attaque contre le poste de gendarmerie de Tanwalbougou.
Chine: le nombre de personnes contaminées par le coronavirus a dépassé 20 400, le virus a tué 425 personnes.  
USA: Le célèbre basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère. Il était âgé de 41 ans.
Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale

POLITIQUE

Ce lundi 5 février 2018, Clément Sawadogo s’est vu remettre officiellement « les clés » du ministère de la sécurité. Il venait ainsi à travers cet acte marquant le passage de témoin, d’être investi dans ses nouvelles fonctions, en remplacement de Simon Compaoré.

 A peine installé que Clément Sawadogo, en sa qualité de ministre de la sécurité, entend se mettre à la tâche d’autant plus qu’ « il nous faut relever les défis ». Pour l’atteinte des objectifs, il entend compter sur la « détermination et la cohésion des forces de défense et de sécurité », a-t-il indiqué. En outre, il estime également que cela sera rendu possible à  travers l’union sacrée de tout le peuple burkinabè. Dans la mesure où « la sécurité du peuple appartient au peuple lui-même », justifie-t-il ses propos.

Pour sa part, le ministre sortant Simon Compaoré estime avoir accompli sa mission à la tête de ce département ministériel avec tous les moyens dont il disposait. A cela, selon lui s’ajoute sa bonne volonté, accompagnée de celle des travailleurs qui leur a permis d’avoir quelques succès. Cependant, force est de reconnaître que dans ce domaine-là, « ce qu’on a pu faire ne peut pas égaler ce qui reste à faire. Donc beaucoup de défis restent à faire. Mais nous avons le sentiment d’avoir ouvert des fenêtres de tirs par rapport à la bonne gouvernance », note le ministre d’Etat.  

Au titre du bilan qu’il dresse, M. Compaoré tire satisfaction de son séjour au ministère de la sécurité. « Je suis satisfait, parce que ce qu’on a pu faire, on l’a fait grâce à la mobilisation des femmes et des hommes que compte ce ministère, qui chaque jour apportent leur contribution à l’action du gouvernement », a-t-il laissé entendre. Pour lui, il a été surtout question de remettre les pendules à l’heure. Et cela s’est fait avec notamment des sanctions.

Par ailleurs, des initiatives ont été prises par rapport aux contrôles sur les routes, ainsi qu’en ce qui concerne la recherche des moyens pour résoudre de nombreux problèmes, au niveau du département de la sécurité. Néanmoins Simon Compaoré, ne manque pas d’avouer que « tout cela ça ne suffit pas. On a donné des moyens aux gendarmes, aux policiers, pour le travail qui leur est demandé sur le terrain. Ça ne suffit toujours pas, il faut bien autres choses. Il faut consolider tout cela. Et c’est pourquoi, je pense que le ministre Clément ne va pas chômer parce qu’il y a encore beaucoup à faire ».

A cet effet, Clément Sawadogo dit mesurer l’ampleur de la tâche qui lui est dévolue. Pour ce faire, il s’est tout de suite empressé de lancer un appel aux gendarmes, policiers et militaires déployés en appui à la sécurité « à poursuivre les combats et à redoubler d’ardeur face à la persistance voire l’aggravation des menaces contre notre pays et nos populations par les forces du mal ». Aussi, de façon solennelle, celui-ci a pris l’engagement d’être « un ministre pour la lutte », comme le stipule la feuille de route dont il dispose.

Sachant les moyens limités il confie avoir l’ambition de prêter mains fortes aux soldats comme il pourra, afin que ceux-ci puissent mener à bien leur tâche. « Je sais que vous ne dormez pas, eh bien, je ne dormirai pas moi non plus, je veillerai avec vous ». Ces propos de M. Sawadogo, dénotent de sa ferme conviction à réunir tous les membres de cette « grande famille » autour de la mission qui lui a été assignée.   

 

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